Les dirigeants de l’UE expriment leur soutien à l’Ukraine avant d’importantes négociations USA-Russie ; Orbán refuse de signer la déclaration conjointe

Un événement marquant s’est produit à la veille des négociations diplomatiques prévues en Alaska entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine.
Les dirigeants de 26 des 27 États membres de l’Union européenne ont ratifié une déclaration commune affirmant leur soutien inébranlable à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
La déclaration souligne que les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force, et que le peuple ukrainien doit avoir la liberté de déterminer son avenir de manière autonome, sans pression extérieure.
Les chefs d’État ont insisté sur le fait que des négociations constructives ne peuvent avoir lieu que si un cessez-le-feu est instauré ou une réduction des combats est observée.
Par ailleurs, l’UE, en coordination avec les États-Unis et d’autres partenaires proches, a réaffirmé son engagement à continuer d’apporter un soutien politique, financier, humanitaire, militaire et diplomatique à l’Ukraine, tout en renforçant les sanctions contre la Russie.
Le document met aussi en avant la volonté de l’UE d’aider l’Ukraine à obtenir des garanties de sécurité et de soutenir son parcours vers l’adhésion à l’Union européenne.
Il convient cependant de noter que la Hongrie, dirigée par Viktor Orbán, n’a pas rejoint la déclaration, invoquant des raisons internes, ce qui a suscité des tensions dans le paysage politique.
Un haut responsable de l’UE a confirmé que cette déclaration a été convenue lundi soir par les chefs d’État et de gouvernement des États membres, à l’exception de la Hongrie.
En parallèle, le président américain Donald Trump a révélé qu’il s’était entretenu avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán au sujet de la guerre en Ukraine et de ses résultats potentiels.
Trump a exprimé son optimisme pour la rencontre prévue avec Vladimir Poutine le 15 août en Alaska, tout en n’excluant pas de résultats négatifs.
Le dirigeant américain a aussi manifesté son désaccord avec les arguments du président ukrainien Volodymyr Zelensky concernant les modifications constitutionnelles nécessaires pour des échanges territoriaux dans le cadre d’accords de paix.
Des négociations en ligne à grande échelle sont prévues pour le 13 août, impliquant divers dirigeants européens, responsables américains et représentants de l’Ukraine, en prélude au sommet Trump-Poutine.