Le frère d’un policier condamné à un an de prison pour des menaces contre un journaliste en région de Lviv

Chas Pravdy - 12 août 2025 14:55

Dans la région de Lviv, un tribunal a rendu une décision de condamnation à l’encontre du frère d’un agent de police, qui a commis une infraction grave visant à entraver le travail d’un journaliste et à le menacer de violence.

La personne inculpée a été condamnée à un an de prison conformément aux articles 171, partie 2, et 345-1, partie 1, du Code pénal ukrainien, qui punissent respectivement l’entrave à une activité journalistique légitime et les menaces de violence.

L’incident s’est produit en 2021, lorsque l’individu a menacé un journaliste du média « Vybir – Défenseur des droits de l’homme de la région de Lviv », qui réalisait une mission éditoriale — collectant des informations sur la conformité de la police aux exigences légales lors de patrouilles dans le district de Drohobych.

Il est rapporté que le mis en cause a ouvertement menacé de frapper et de tuer le journaliste pour faire cesser ses activités.

En plus de la peine de prison, le tribunal a imposé une amende de 3 400 hryvnias et a indemnisé à hauteur de 55 000 hryvnias pour les dommages matériels ainsi que 200 000 hryvnias pour préjudice moral à la victime.

Ces décisions judiciaires illustrent les efforts continus pour assurer la protection des journalistes et renforcer la responsabilité juridique face aux menaces et aux obstacles.

Selon le Conseil pour la liberté d’expression et d’information, en 2024, plusieurs verdicts dans des affaires contre des journalistes ont été prononcés, dont 10 condamnations sur 11, ce qui témoigne d’un niveau élevé de preuves et d’une activité judiciaire soutenue dans ce domaine.

La législation la plus souvent appliquée reste l’article 171 du Code pénal, relatif aux entraves au travail légitime des journalistes.

La discussion sur la pression exercée sur les journalistes reste d’actualité : le Parlement ukrainien a adopté en deuxième lecture le projet de loi n° 12320, qui prévoit des amendes pour avoir mentionné des clients d’avocats, ce qui soulève des inquiétudes quant à d’éventuelles restrictions supplémentaires sur la liberté de la presse et le travail journalistique.

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