Landsbergis dénonce l’échec de l’Occident face à l’Ukraine : responsabilité dans la capitulation de fait

L’ancien ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a publié une déclaration retentissante concernant le rôle de l’Occident dans la crise ukrainienne.
Il a sans détour accusé les pays européens et les États-Unis d’avoir favorisé un scénario de capitulation de fait, qui pourrait entraîner la perte de l’indépendance ukrainienne.
Selon lui, si l’Ukraine doit accepter « de facto » des régimes d’occupation sur son territoire, cela reviendrait à une défaite pour l’ensemble du monde occidental, qui a ignoré pendant des années ses avertissements et répété les mêmes erreurs du passé, permettant la destruction de la souveraineté ukrainienne.
« C’est notre responsabilité – nous sommes les architectes de cette défaite de fait », a-t-il souligné dans son blog, insistant sur la responsabilité de l’Occident dans l’engrenage.Landsbergis établit un parallèle avec l’histoire récente des pays baltes sous domination russe, mettant en garde contre l’optimisme illusoire de certains dirigeants européens quant à une paix durable.
Il critique la politique occidentale qui propose des outils qui, en pratique, fomentent la désintégration de l’Ukraine, considérant cette voie comme une insulte aux valeurs démocratiques.
« L’Ukraine doit-elle faire confiance aux garanties de sécurité occidentales qui effaceront la honte du Memorandum de Budapest et donneront de l’espoir pour l’avenir ? » s’interroge-t-il, soulignant que des concessions telles que l’occupation de fait ne sont que des capitulations, non des solutions.Il invite également les responsables occidentaux à écouter les voix des victimes de l’agression russe, insistant sur la nécessité d’un engagement réel avec ceux qui souffrent.
« Interrogez les familles de Victoria Roshina, qui a été victime d’une attaque russe et qui repose désormais à Kiev, brutalement assassinée, avec des yeux arrachés », affirme-t-il.Landsbergis compare la situation à une leçon d’histoire, soulignant que les Ukrainiens victimes de l’agression russe comprennent parfaitement la différence entre « de facto » et « de jure », et que cette distinction est cruciale pour les décideurs politiques.
Les accords papiers, inefficaces, peuvent avoir des conséquences humaines catastrophiques.Il rappelle que la politique doit devenir plus responsable et honnête, car derrière elle se trouve non seulement le destin de l’Ukraine, mais aussi la stabilité mondiale à long terme.
Cela doit influencer les stratégies diplomatiques de l’Europe et de l’Occident, en évitant les tentations d’accords secrets ou de solutions rapides qui ignorent le véritable vécu des populations civiles en guerre.