Voici la traduction du texte en français :

Chas Pravdy - 12 mai 2025 11:24

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a franchi une étape historique en annonçant son avenir et en mettant fin à une lutte de quatre mois, qui dure depuis plus de quarante ans et s’est transformée en l’un des conflits les plus longs et acharnés de la Turquie moderne. Cette décision a constitué un signal emblématique pour la région, car son adoption détermine le destin et l’avenir du mouvement kurde, ainsi que les perspectives d’un règlement pacifique du long-standing conflit entre les Kurdes et Ankara. Selon les informations de l’agence « Firat », qui appartient à des sources proches de l’organisation, le 12 mai est devenu officiellement la date de l’annonce de la dissolution du PKK et de son désarmement. L’initiative de cesser ses activités a été soutenue après la tenue, au nord de l’Irak, d’un congrès au cours duquel les dirigeants kurdes ont pris des décisions en ce sens. Cette étape constitue le dernier acte dans la longue histoire des efforts révolutionnaires du PKK, enracinés dans la revendication de l’autonomie et de l’indépendance kurdes, ainsi que dans la lutte pour les droits culturels et politiques des Kurdes dans la région. Un appel particulier a été lancé par l’ancien leader de l’organisation, Abdullah Öcalan, qui est en détention en Turquie depuis 1999. En février 2025, il a appelé ses partisans à se rassembler et à prendre la décision de mettre fin à la lutte armée, pour passer à des formes de discussion pacifiques concernant le statut du peuple kurde. C’était un signal important de changement de tactique pour le mouvement — passant de la lutte armée aux négociations politiques. Depuis début mai, le PKK a suspendu unilatéralement ses opérations militaires et a appelé au dialogue, en établissant des conditions pour d’éventuelles négociations ultérieures. Celles-ci impliquent la mise en place de cadres juridiques garantissant un processus démocratique et la protection des droits de la population kurde en Turquie, qui lutte depuis plusieurs années pour la reconnaissance et l’égalité. Lors du congrès, selon les participants, il a été souligné que la résistance armée, qui dure depuis des décennies, a permis de faire progresser la cause kurde en sensibilisant la société et en influençant la politique de l’État. Il est désormais temps de clore cette période et de se tourner vers une voie démocratique. Les conclusions de cet événement indiquent que l’organisation estime que sa « tâche historique » a été accomplie, et qu’il est venu le moment d’entamer une nouvelle phase — politique, diplomatique et culturelle. Dans le contexte de cette nouvelle, il y a l’histoire préalable de la tension en Turquie : en février, les forces de l’ordre ont arrêté plus de 280 suspects dans le cadre d’une vaste opération contre le PKK. Le gouvernement d’Istanbul a accusé des liens avec l’organisation kurde, notamment le maire populaire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, qui pourrait devenir un concurrent du président en exercice, Recep Tayyip Erdoğan, lors des prochaines élections. De plus, plusieurs journalistes suédois ont été arrêtés, ce qui a renforcé la tension internationale autour de la lutte turque contre le mouvement kurde. Pour l’instant, ces événements représentent non seulement une étape importante dans l’histoire du mouvement national kurde, mais ouvrent aussi de nouveaux défis pour la politique régionale, notamment en ce qui concerne les négociations potentielles et les solutions diplomatiques. Cependant, l’appel à la paix et à la fin de la confrontation armée constituera sans doute un signal crucial pour toutes les parties, car ce conflit de longue durée a laissé des blessures profondes et nécessite une nouvelle approche du dialogue et de la recherche de compromis.

Source