Voici la traduction du texte en français :

Le ministre des Affaires étrangères de la Pologne, Radosław Sikorski, a annoncé des changements radicaux dans la note de la relation diplomatique avec la Fédération de Russie dans le contexte des événements préoccupants des derniers mois. En particulier, le diplomate polonais a informé du retrait de l’autorisation d’activité de la consulat russe à Cracovie, en argumentant sa décision par de nouvelles preuves de la participation des services spéciaux russes à l’incendie d’un centre commercial à Varsovie ainsi qu’à une série d’autres actes de sabotage qui ont bouleversé la Pologne ce printemps. Comme l’a indiqué Radosław Sikorski dans sa publication sur les réseaux sociaux, c’est précisément sur la base des preuves recueillies par l’enquête qu’il a décidé « de retirer l’autorisation d’activité du consulat de la Fédération de Russie à Cracovie ». Il s’agit d’une étape radicale dans les relations diplomatiques, soulignant la gravité de la position polonaise face à la menace croissante de sécurité et de déstabilisation par la Russie dans la région. Cette décision est la réaction à la confirmation que derrière l’incendie majeur du centre commercial de Varsovie, survenu le 12 mai 2024, se trouvent les services spéciaux russes. Auparavant, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait déclaré explicitement que cet incident devait probablement être analysé comme une trace d’une intrigue russe. Initialement, ses propos ont été accueillis avec une certaine prudence, mais par la suite, le Premier ministre a souligné que l’enquête semblait confirmer ces soupçons. Selon Tusk, les évaluations d’experts antérieures n’excluaient pas la version d’un incendie criminel, mais avec le temps, les enquêteurs se sont de plus en plus orientés vers l’idée d’un incendie délibéré, organisé en réalité par les services spéciaux russes dans le but d’accroître la tension dans la société polonaise et de déstabiliser la situation intérieure. Plus tard, le Premier ministre a laissé entendre qu’il restait encore plusieurs points inexpliqués dans cette affaire. L’incident de l’incendie à Varsovie est devenu le plus médiatisé d’une série d’incendies et d’actes de sabotage qui ont eu lieu dans tout le pays au printemps et au début de l’été 2024. En outre, ces événements ont complété une série d’incidents touchant d’autres pays de l’Ukraine et de l’Union Européenne. En particulier, l’incendie dans un magasin IKEA à Vilnius, en Lituanie, a suscité une large mobilisation et a mis en doute le niveau de sécurité des sites interétatiques. L’enquête menée sous la direction des autorités lituaniennes est actuellement axée sur un Ukrainien suspecté de liens avec les services secrets russes. Ces événements indiquent ainsi une tendance où les schemes de déstabilisation et de sabotage sont activement exploités par les services russes pour saper la stabilité des pays de l’Ouest. La décision prise par la Pologne pourrait également s’inscrire dans une réponse mondiale, puisqu’elle cherche à renforcer sa sécurité nationale et à traiter la question des relations diplomatiques et consulaires avec la Russie en réponse à la menace croissante d’une pression extérieure. Par ailleurs, des cercles d’experts soulignent que cette étape pourrait avoir des conséquences à long terme pour le développement des relations bilatérales et la sécurité régionale, surtout en tenant compte du renforcement actif des mesures de précaution face à l’agression russe et aux actions des services spéciaux. Pour l’instant, les représentants officiels de Moscou se montrent réservés quant au décision du ministre polonais, mais cette démarche de Varsovie montre à quel point le niveau de tension dans les relations internationales est élevé, ainsi que la détermination avec laquelle les pays voisins réagissent à la menace potentielle de la Russie. Il est attendu que ce scandale diplomatique puisse conduire à d’autres mesures et à des décisions politiques qui pourraient redéfinir le format et le niveau de la coopération entre la Pologne et la Fédération de Russie à l’avenir.