Les militaires russes ont de nouveau violé les conditions du soi-disant « cessez-le-feu de trois jours », que Moscou a annoncé à l’approche de la Journée de la Victoire dans la Seconde Guerre mondiale — et dès le premier jour de sa mise en œuvre, ils ont décidé de montrer leur capacité de combat dans le secteur de Kupiansk

Chas Pravdy - 12 mai 2025 13:31

Cette nouvelle soulève un certain nombre de questions concernant les véritables intentions du Kremlin et sa capacité à respecter les accords annoncés, car en réalité, l’occupant s’est de nouveau activé précisément là où les défenseurs ukrainiens étaient prêts à le rencontrer à la hauteur. Selon les informations du groupement opérationnel-tactique « Kharkiv », qui rapporte pour la première fois la situation sur le front, le 10 mai, les occupants ont tenté d’effectuer une opération de force dans la zone de responsabilité de la 15e brigade de la Garde nationale « Kara-Dag » — précisément dans le secteur de Kupiansk. Pour atteindre leurs objectifs, les forces ennemies ont utilisé la surprise et des moyens non conventionnels — notamment, pour se déplacer rapidement vers les positions des forces ukrainiennes, ils ont utilisé des motos, ce qui témoigne de leur cohésion et de leur volonté de percer rapidement la défense. Déterminés à repousser l’attaque, les défenseurs du « Kara-Dag » ont agi avec professionnalisme et grande résistance. Ils ont utilisé tout l’arsenal de moyens de tir, ainsi qu’un flot d’armes légères, d’artillerie et d’autres types d’armes pour repousser l’ennemi. Selon le commandement opérationnel, cette offensive a été efficacement arrêtée, et l’occupant a subi de lourdes pertes en personnel et en matériel. Motivés par leurs actions, les responsables du commandement ukrainien soulignent que les attaques de l’ennemi dans le secteur de Kupiansk ne font que confirmer toute la fausseté des déclarations de Moscou sur le « cessez-le-feu », qui, selon eux, est une farce insignifiante et une illusion grossière. Selon les données officielles, lors de cette attaque, au moins dix « démons infernaux » russes — c’est-à-dire des militaires à moto — ont été détruits, ainsi que neuf de leurs véhicules à deux roues. Cela démontre encore une fois que les défenseurs ukrainiens sont prêts à faire face de manière systématique à l’ennemi, en détruisant ses unités mobiles les plus vulnérables. Le contexte de cette série d’événements est très significatif. Le 8 mai, à la veille de la célébration de la Journée de la Victoire, Moscou a annoncé un « cessez-le-feu » de trois jours, proclamé tant par les autorités internationales et ukrainiennes que par la communauté mondiale. Cependant, ces démarches ont été perçues avec suspicion et scepticisme. Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Сибіga, dès les premières heures du 8 mai, les forces russes ont continué à tirer sur les positions ukrainiennes tout au long de la ligne de front, sabotant toute tentative de véritable cessation des hostilités. Le Haut commandement des Forces armées ukrainiennes a également rapporté une activité de combat accrue des Russes, indiquant que depuis le début de la journée, ces derniers ont mené plus de 117 affrontements, déclenchant une vague d’attaques dans différents secteurs du front. Cela montre qu’en dépit des déclarations officielles et du soi-disant « cessez-le-feu », la Russie n’a cessé, en fait, d’intensifier ses opérations militaires, ce qui crée une tension supplémentaire et soulève des inquiétudes quant à l’évolution future de la situation. Ce comportement de Moscou témoigne de son refus de reculer ou de faire des concessions, malgré le caractère provocant du « cessez-le-feu », qui ressemble davantage à une simple tactique de pression psychologique et à un leurre pour gagner du temps. Parallèlement, l’armée ukrainienne continue de montrer sa fermeté et sa capacité à réagir rapidement à toute menace, en détruisant les unités ennemies et en conservant le contrôle de la situation sur le front même dans les moments les plus tendus. Cela souligne encore une fois que, dans cette guerre, la défense ukrainienne reste plus forte, et que toute tentative de créer l’illusion d’un cessez-le-feu par l’ennemi n’est qu’un stratagème tactique visant à déstabiliser. Ainsi, la situation actuelle montre que Moscou cherche de nouveau à remettre en question sa capacité ou sa volonté de respecter ses engagements, en utilisant le soi-disant « cessez-le-feu » pour renforcer ses forces, tandis que l’Ukraine prouve encore une fois sa capacité à défendre le pays et à opposer une résistance ferme à tout ennemi. Ce que le temps révélera, mais une chose demeure incontestable : il ne faut plus vraiment parler de cessez-le-feu avec la Russie, mais seulement d’un mythe, et les événements récents soulignent une fois de plus la nécessité de maintenir la vigilance et la préparation sur le terrain dans cette lutte difficile pour l’indépendance et l’intégrité de l’Ukraine.

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