Le tribunal de district de Shevchenkivskyi de la ville de Dnipro a prononcé, lors de la séance plénière lundi, une décision de changement de mesure préventive pour le député Mikola Tychchenko et l’ancien agent des forces de l’ordre Bohdan Pysarenko — passant de la liberté sous caution, voire de la résidence surveillée « 24/7 », à une assignation à résidence nocturne avec obligation de porter un bracelet électronique

Chas Pravdy - 12 mai 2025 13:31

Cette décision a suscité un vif retentissement et continue d’attirer l’attention du public et des organes de l’ordre. Selon les informations obtenues, notamment de sources locales, journalistes et communiqués officiels, les deux suspects — Tychchenko et Pysarenko — resteront en assignation à résidence nocturne jusqu’au 12 juillet 2023. Cela signifie qu’ils ne pourront pas quitter leur domicile chaque soir après une certaine heure et jusqu’au matin, ce qui doit constituer une mesure préventive contre toute pression ou obstruction à l’enquête. La procédure a commencé dès lundi dans le tribunal de district Shevchenkivskyi à Dnipro, où s’est déroulé une étape supplémentaire dans l’enquête concernant les deux protagonistes. Selon l’enquête, ils seraient impliqués dans la détention illégale de l’ancien combattant du groupe spécial Kraken du GUR du Ministère de la Défense de l’Ukraine, ce qui constitue actuellement l’un des cas les plus retentissants dans certains cercles. D’après des sources non officielles, les enquêteurs et procureurs affirment que ces personnes ont commis des actes illicites, dépassant les limites de la loi, violant les droits de l’homme et sapant la confiance envers le système judiciaire. Il convient de noter que l’histoire de la procédure judiciaire concernant Mikola Tychchenko a débuté dès juin de cette année. Le 25 juin, le tribunal Pechersk de Kiev a décidé de placer Tychchenko en résidence surveillée avec surveillance électronique et l’obligation de remettre ses passeports à l’étranger, sous l’inculpation de actes de corruption et autres crimes, ce qui a suscité un important retentissement public. À cette époque, il était placé en résidence surveillée 24 heures sur 24, dans un hôtel kyivien — un établissement cinq étoiles, ce qui a pu soulever de nombreuses questions quant à l’adéquation de cette mesure de prévention avec la dangerosité réelle du suspect. Cependant, après plusieurs mois de procédures judiciaires et un changement de circonstances, notamment dues à des difficultés dans la preuve, la cour d’appel de Kiev a décidé le 12 novembre de prolonger la mesure préventive sous la forme d’une résidence surveillée en permanence, en la rendant plus souple et adaptée aux réalités actuelles du système judiciaire. Le 23 décembre, en raison de problèmes de santé, notamment des rapports de troubles cardiaques, Tychchenko n’a pas comparu devant le tribunal — et celui-ci n’a pas pris de mesures supplémentaires, levant temporairement son obligation de se présenter aux audiences. Par la suite, le 8 janvier, le député s’est présenté à la Verkhovna Rada, participant aux sessions plénières, ce qui a encore ravivé le débat dans l’opinion publique concernant son statut et l’enquête. Deux semaines plus tard, le 27 janvier, le tribunal a adopté une nouvelle décision — et a de nouveau renouvelé la mesure préventive pour Tychchenko pour deux mois, lui imposant une résidence surveillée 24 heures sur 24 avec contrôle par bracelet électronique. Selon les autorités, cette mesure doit garantir une protection plus efficace contre toute tentative de pression ou de fuite, ainsi que la présence de l’élu lors des processus d’enquête nécessaires. En résumé, l’affaire de Mikola Tychchenko et Bohdan Pysarenko reste à l’ordre du jour du système judiciaire ukrainien. Elle soulève de nombreuses questions quant à la légalité et à l’objectivité de l’usage des différentes mesures préventives dans le contexte de l’activité politique et du retentissement public. La société civile et les opposants politiques ont à plusieurs reprises évoqué la possibilité d’un pressions politiques, ainsi que le fait que la décision du tribunal pourrait s’inscrire dans un jeu d’intrigues politiques actuelles. Les problématiques liées à la légalité et au statut juridique de plusieurs procédures en cours concernant Tychchenko et Pysarenko illustrent à nouveau à quel point la question du respect des procédures et de l’indépendance du pouvoir judiciaire est cruciale dans notre pays. Il reste à voir comment évoluera la situation, car cette affaire n’est pas encore close et continue de faire l’objet de débats politiques et juridiques, ayant une portée considérable dans la société.

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