À la Kremlin, ils ont fermement réagi aux déclarations de l’Occident concernant d’éventuelles sanctions et la possibilité d’un cessez-le-feu en Ukraine

Chas Pravdy - 12 mai 2025 16:25

La réponse de Moscou a été donnée à la veille de nouvelles négociations diplomatiques ainsi que dans un contexte d’augmentation des tensions autour de la situation dans les territoires ukrainiens. En réponse aux promesses des gouvernements allemand, français, britannique et polonais d’imposer de nouvelles restrictions sancionnaires contre la Russie en cas de non-respect des conditions du cessez-le-feu d’ici le 12 mai, le Kremlin a de nouveau déclaré que l’utilisation de ce que l’on appelle la « langue des ultimatums » était inacceptable. Selon le porte-parole du président russe Dmitri Peskov, ces signaux sont « extrêmement hostiles et non constructifs », car Moscou estime qu’il est nécessaire de mener un dialogue direct et concret sans faire référence à des délais extrêmes ni à des conditions imposées. Précédemment, l’attention était centrée sur le fait que, selon le gouvernement allemand, si un cessez-le-feu n’est pas instauré en Ukraine d’ici la fin de ce lundi, Berlin, en coopération avec ses partenaires européens, se prépare à adopter un nouveau paquet de sanctions visant à exercer une pression encore plus forte sur le Kremlin. Cela a provoqué une réaction vive de Moscou, qui s’oppose à tout ultimatum et accuse l’Occident d’imposer des « scénarios unilatéraux », ce qui, selon la position du Kremlin, détruit la possibilité d’un dialogue constructif. Simultanément à cette rhétorique politique, les leaders de plusieurs États européens et de la Grande-Bretagne ont appelé samedi à la cessation des combats en Ukraine, proposant la création d’un régime de cessez-le-feu de 30 jours, à partir de lundi. En même temps, le chancelier allemand Olaf Scholz et d’autres hautes autorités ont présenté cette initiative lors de négociations à Kiev, en menaçant d’imposer de nouvelles sanctions si la Russie refuse de cesser les hostilités. Le président français Emmanuel Macron et ses homologues occidentaux ont évoqué la mise en place de mesures de sanctions étendues, en cas de non-respect par Moscou. Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine a évité de répondre directement à la proposition d’une pause de 30 jours dans les hostilités. Il a plutôt indiqué qu’un contact direct avec les autorités ukrainiennes est prévu jeudi prochain à Istanbul, et a exprimé sa disponibilité à des négociations, ajoutant que Moscou souhaite « un dialogue direct et ouvert » avec Kiev. Globalement, la situation dans la crise ukrainienne retourne à une phase de tension diplomatique, où Moscou appelle au respect de sa position et refuse de reconnaître l’attitude ultranationaliste de l’Occident, insistant sur la possibilité de négociations constructives et la recherche d’une solution diplomatique. Cette posture complique la recherche d’un compromis et la mise fin au conflit, qui a déjà coûté de nombreuses vies humaines et causé d’importants dégâts.

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