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Chas Pravdy - 11 mai 2025 13:29

L'Iran et les États-Unis se sont à nouveau réunis pour des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran Le dimanche 11 mai, l’effervescence diplomatique entre les deux pays s’est à nouveau intensifiée. En début de soirée, à Mascate, capitale d’Oman, des pourparlers ont débuté entre des représentants de l’Iran et des États-Unis dans le but de trouver une solution à la querelle nucléaire de longue date. Cette démarche diplomatique a été officiellement confirmée par l’agence Reuters, citant les médias d’État iraniens, ce qui souligne l’importance et l’actualité de cet événement. La particularité de cette rencontre réside dans le fait qu’elle se déroule pendant une période tendue entre les deux pays. Parallèlement aux préparatifs de la réunion dans la résidence de Mascate, et à l’approche de la visite du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, Washington renforce activement ses positions dans les voies diplomatiques et politiques pour atteindre ses objectifs concernant le programme nucléaire iranien. Bien que les deux parties expriment leur volonté de poursuivre la voie diplomatique, leurs priorités fondamentales et leurs “lignes rouges” restent essentiellement opposées. Selon des experts et des sources diplomatiques, cette divergence est aujourd’hui très difficile à surmonter, ce qui complique la perspective de conclure un nouvel accord et peut même conduire à une escalade du conflit. Les analystes soulignent que cette situation crée une réelle menace que la diplomatie ne se transforme en une phase active de conflit, augmentant significativement le risque d’un conflit armé. Détails du déroulement des négociations : elles se tiennent sous l’égide de la médiation de Mascate et rassemblent dans la délégation officielle des diplomates de haut rang : du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abas Araghchi, et du côté américain, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Vkoff. Il s’agit déjà de la quatrième ronde de négociations visant à trouver un compromis sur des questions controversées, notamment le programme nucléaire iranien. Avant le début du dialogue, Araghchi n’a pas caché ses intentions : dimanche, commentant pour la télévision iranienne, il a déclaré que Téhéran défendait “une position claire et fondamentale” et espérait réaliser des avancées importantes dans le processus de négociations. Selon lui, l’Iran est déterminé à défendre ses intérêts clés et ne compte pas céder sur la question de l’enrichissement de l’uranium. Il a également exprimé l’espoir que la diplomatie et la poursuite des pourparlers permettront tout de même de réussir. De leur côté, en réponse à ces propos, le représentant américain Vkoff a fait jeudi, dans une interview à Breitbart News, une déclaration controversée : il a souligné que les États-Unis exigent de l’Iran la déconstruction des installations à Natanz, Fordo et Isfahan, ainsi qu’un ralentissement du programme nucléaire multi-constructions. Leur position, selon lui, consiste à demander à l’Iran de suspendre partiellement ou totalement ses activités nucléaires, ce qui, du point de vue des diplomates américains, garantirait la sécurité de la région. Vkoff a clairement déclaré que “si les négociations de dimanche ne donnent pas le résultat souhaité”, les États-Unis seront contraints d’emprunter une autre voie. En réaction à cette rhétorique, à Téhéran, dès samedi, Araghchi a souligné que les autorités iraniennes n’abandonneront pas leurs droits fondamentaux à l’enrichissement de l’uranium. Il a ajouté que l’Iran envisageait la possibilité de discuter des limites à ses activités nucléaires et de la levée des sanctions en cas d’accords, mais a précisé : “L’arrêt complet de l’enrichissement ou la transmission des stocks à des fins d’échantillonnage sont des “lignes rouges” que Téhéran ne permettra pas de dépasser.” Cela témoigne du haut niveau de détermination de la partie iranienne à préserver ses intérêts stratégiques. Pour contextualiser : Trump, qui a à plusieurs reprises proféré des mises en garde strictes et des menaces d’éventuelles actions militaires en cas d’échec diplomatique, prévoit, du 13 au 16 mai, effectuer une visite dans la région du Golfe Persique — en Arabie saoudite, au Qatar et dans les Émirats arabes unis. Cette démarche indique un renforcement de l’influence américaine dans la région et témoigne de la gravité de ses intentions de faire pression sur Téhéran pour l’obliger à accepter les conditions des États-Unis. En plus, la région et Israël discutent activement des scénarios possibles en cas d’échec des négociations. Notamment, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que, indépendamment de l’issue des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, son pays n’autorisera en aucun cas Téhéran à posséder une arme nucléaire. Ce facteur de tension supplémentaire dans la région constitue un autre point potentiel susceptible de compliquer le processus diplomatique. En résumé, la situation concernant le programme nucléaire iranien reste tendue. Les négociations, qui ont débuté dans la résidence de Mascate, ouvrent un nouveau chapitre dans cette lutte diplomatique, mais les perspectives de compromis restent très incertaines. Par ailleurs, la probabilité d’une escalade du conflit ou d’un nouveau recrutement de tensions indique que la communauté internationale et les acteurs régionaux risquent bientôt de devoir recourir à des mesures extrêmes.

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