Emmanuel Macron a exprimé une position claire concernant la possibilité de commencer un dialogue avec la Russie dans le contexte d’un véritable cessez-le-feu
Selon lui, la reprise de toute négociation entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ne sera envisageable qu’après que les deux parties seront tombées d’accord sur des conditions de trêve inconditionnelle et totale de 30 jours, qui doit commencer le 12 mai. Le président français a souligné que ce laps de temps est nécessaire pour réduire la tension sur le front et créer de véritables conditions pour une résolution diplomatique du conflit. Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), Macron a insisté sur le fait que les dirigeants mondiaux, notamment à Kiev, ainsi que le président des États-Unis, Donald Trump, ont formulé une proposition concrète : une trêve inconditionnelle et globale de 30 jours, à partir du 12 mai. Par ailleurs, le leader ukrainien, Volodymyr Zelensky, a pris la responsabilité et a promis de ne pas formuler de conditions supplémentaires, montrant ainsi sa volonté de réconciliation. Macron a noté qu’à présent, c’est la Russie qui doit donner une réponse claire, car sans son soutien et son accord sur ce mode de cessez-le-feu, tous efforts diplomatiques resteront vains. « Il est injuste et incorrect de commencer tout dialogue tant que la guerre continue », a souligné le président français. « Tant que les forces russes frappent des villes et des villages pacifiques, parler de paix et de compromis est impossible. Nous ne pouvons pas permettre que les armes et les pertes deviennent une violation du processus diplomatique. Il faut maintenant un cessez-le-feu — c’est la seule voie pour lancer le processus de négociation, et nous devons tous faire tout notre possible pour atteindre cet objectif. » L’origine de cette discussion provient des déclarations de Poutine la veille. Le président russe a annoncé, le 15 mai, son intention d’entamer des « négociations directes » avec Kiev à Istanbul, mais dans son discours, il n’a pas évoqué l’initiative soutenue par la « Coalition des résolus » — un accord pour une trêve inconditionnelle de 30 jours. En réponse, Zelensky a déclaré que les Russes pourraient envisager la guerre, mais qu’il espérait toujours une cessation rapide des hostilités, un pas important vers la paix permettant d’éviter davantage de pertes humaines et de destructions. Par ailleurs, la communauté internationale reste vigilante et appelle à respecter au maximum les accords concernant le cessez-le-feu. Il est crucial de souligner que pour restaurer les contacts diplomatiques et envisager une résolution diplomatique du conflit, il ne suffit pas de proclamer une intention. La Russie doit prendre des mesures résolues pour arrêter ses combats et confirmer sa volonté d’un dialogue constructif. Sans le respect de ces conditions, les perspectives d’une résolution pacifique restent lointaines. En somme, cette situation souligne une fois de plus que toute tentative de négociation sans un cessez-le-feu complet et inconditionnel préalable a peu de chances de succès et ne peut que prolonger le conflit déjà marqué par d’immenses tragédies humaines et destructions. Le monde attend des démarches concrètes et des signaux clairs des deux côtés pour remettre la question de la paix et de la sécurité en Ukraine sur des bases justes et réalistes.