La Russie ferme l’espace aérien au-dessus de Kapoustine Yar : un lancement potentiel de nouvelles missiles balistiques

Chas Pravdy - 10 mai 2025 08:24

Dans des proportions géographiques et militaires mystérieuses, la Russie a de nouveau annoncé la fermeture du ciel au-dessus du site de lancement de Kapoustine Yar. Cette décision stratégique suscite des inquiétudes tant dans les cercles militaires ukrainiens que mondiaux, car selon les informations officielles, elle pourrait être liée à la préparation de nouveaux lancements de missiles balistiques. La pratique de fermer des espaces aériens retient l’attention : lors de discussions sur les conditions d’un nouveau régime restrictif, il est évoqué une période de deux semaines, du 12 au 13 mai, de 6h00 à 16h00 heure locale. Le lien vers le site officiel NOTAMs (Notice to Air Missions), qui publie des informations importantes pour les compagnies aériennes et les services militaires, indique une continuité avec des précédents de l’année dernière. En particulier, une restriction similaire avait été appliquée le 21 novembre 2024, à la veille d’une attaque massive sur Dnipro — cette date, un missile balistique « Kedr » également appelé « Oreshnik » y avait été lancé. Depuis lors, il est connu que cet armement, basé sur le missile RS-26 « Rubezh », est capable de réaliser à la fois des opérations de frappe classiques et des attaques avec une charge nucléaire potentielle. Le signe principal de cette activité militaire concentrée est la mention des altitudes de vol. La restriction concerne toute l’espace aérien du niveau du sol jusqu’à une altitude indéfinie pour tous les aéronefs du 12 mai, de 6h00 à 16h00. Ce n’est pas une mesure accidentelle — ce type de blocage de l’espace aérien traduit non seulement une prévention mais aussi un signal ésotérique concernant une possible approche de lancements de missiles dangereux. Globalement, le contexte de cet événement est renforcé par des données antérieures. À l’automne 2023 et déjà au printemps 2024, les Forces de l’espace et de la défense aérienne russes ont effectué des tests de systèmes de missiles depuis la base de Kapoustine Yar, mettant en avant leur précision et leur portée. Il est connu que c’est là que les capacités des systèmes balistiques les plus récents ont été démontrées, y compris le missile de portée intermédiaire « Oreshnik ». De plus, le 9 mai, l’ambassade des États-Unis en Ukraine a officiellement appelé les citoyens à faire preuve d’une extrême prudence et à ne pas ignorer les alertes concernant des attaques aériennes massives possibles dans les prochains jours. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension militaire accrue, caractérisée également par des signaux réguliers de préparation à de nouvelles frappes de missiles. Selon des sources militaires ukrainiennes et l’analyse des services de renseignement américains, lors de l’attaque contre Dnipro le 21 novembre, la Russie aurait utilisé un missile balistique intercontinental, vraisemblablement depuis une base à Kapoustine Yar. Certains pensent que ce lancement aurait été effectué à partir du missile porteur « Rubezh », capable de transporter une charge nucléaire. Dans des déclarations officielles ultérieures, Vladimir Poutine a confirmé que c’est bien le missile de moyenne portée « Oreshnik » qui aurait été utilisé pour l’attaque de Dnipro. De leur côté, les États-Unis ont confirmé l’usage par la Russie d’un missile balistique sur le territoire ukrainien, illustrant non seulement la capacité du programme de missiles russe, mais aussi une tendance croissante à afficher leur puissance dans le cadre du conflit avec l’Ukraine. Tout cela envoie un signal évident d’un renforcement des mesures militaires russes, avec des implications stratégiques pour l’équilibre régional des forces et la sécurité. Ainsi, la fermeture de l’espace aérien au-dessus de Kapoustine Yar en amont des dates mentionnées n’est pas simplement un acte technique, mais une partie d’une dynamique militaire plus large, susceptible d’affecter non seulement la sécurité de l’Ukraine, mais aussi la situation dans la région dans son ensemble. Parallèlement, les militaires et analystes ukrainiens continuent à suivre la situation de près afin de réagir rapidement à tout signe de nouveaux lancements de missiles ou de nouvelles menaces.

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