En Pakistan, des rumeurs concernant la convocation d’une réunion extraordinaire de l’organe de commandement nucléaire ont été démenties, et le ciel du pays a été fermé

Chas Pravdy - 10 mai 2025 11:34

Les milieux officiels pakistanais ont renforcé la nuit dernière la tension concernant une éventuelle escalade du conflit avec l’Inde, mais il a été officiellement démenti que le pays ait appelé à une session spéciale de l’organe de commandement nucléaire. Le ministre de la Défense, Khawaja Asif, a fait samedi une déclaration officielle soulignant qu’après les récents actes militaires de l’Inde contre des positions pakistanaises, aucune réunion de l’Organe National de Commandement, responsable de la coordination des ressources et stratégies nucléaires du pays, n’a été tenue. Des sources militaires et gouvernementales, notamment des agences de presse telles que Reuters et Geo News, ont rapporté que des rumeurs avaient circulé précédemment concernant la convocation par le Premier ministre pakistanais d’une réunion de ce conseil de haut niveau. Cependant, un porte-parole des autorités sanitaires a assuré : « Le scénario nucléaire existe, mais nous devons éviter d’en parler inutilement. C’est une perspective très lointaine, et il n’a pour le moment aucun sens d’en discuter. L’Organe National de Commandement ne s’est pas réuni, et aucune réunion n’est prévue. » D’un autre côté, la diplomatie internationale et la situation autour de la tension aux frontières demeurent complexes. Notamment, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a mené des négociations diplomatiques avec le commandant en chef de l’Armée pakistanaise, Asim Muneer, ainsi qu’avec le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar. Lors de ces contacts, le diplomate américain a appelé les deux parties à « rétablir un canal de communication direct et ouvert » et à éviter des erreurs de calcul non fondées qui pourraient conduire à une escalade incontrôlable du conflit. Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Makhdoom Shah Mahmood Qureshi, a admis lors d’un entretien avec des journalistes locaux que « si l’Inde se calme maintenant, le Pakistan pourrait envisager une dé-escalade temporaire ». Les médias indiens rapportent que samedi, des contacts ont de nouveau été établis entre hauts responsables des deux pays, via des médiateurs internationaux. Par ailleurs, à Karachi, à l’aéroport international Jinnah, des confirmations sont apparues indiquant que le gouvernement, suite à l’attaque de missiles de l’Inde, a interdit l’utilisation de l’espace aérien pour tous types de vols. Selon des témoins et le personnel de l’aéroport, entre 3h15 et 12h00, heure locale du 10 mai (soit jusqu’à 10h00 heure de Kiev), les vols ont été suspendus en raison de la situation de tension à la frontière. Des étrangers présents à l’aéroport ont indiqué qu’ils avaient été relogés dans des hôtels pour leur sécurité. En même temps, les autorités locales ont conseillé aux autres passagers de vérifier le statut de leurs vols auprès des compagnies aériennes avant de se rendre à l’aéroport, afin d’éviter tout malentendu ou retard. Le contexte de cette crise est lié à la dernière escalade de la tension. Dans la nuit du 10 mai, le Pakistan a officiellement annoncé le lancement d’une opération militaire à grande échelle en réponse aux attaques de l’Inde, qui ont commencé dès mardi 6 mai. Lorsque l’Inde a effectué des frappes de missiles contre ce qu’elle considère comme des bases de groupes terroristes sur le territoire pakistanais, cela a entraîné une escalation rapide du conflit. Les forces armées et le gouvernement pakistanais ont promis une réponse ferme, et la tension à la frontière avec l’Inde reste élevée. La situation demeure tendue, et les scénarios possibles dépendent des prochains pas diplomatiques et de la décision politique interne des deux pays. Le gouvernement officiel du Pakistan a clairement déclaré qu’il ne prévoit pas de convoquer ou d’organiser des réunions de ses organes nucléaires dans des conditions très différentes du fonctionnement normal, mais l’augmentation de la tension militaire et la fermeture du ciel montrent un potentiel pour des changements imprévisibles dans la situation. Globalement, les experts avertissent que toute escalade entre ces deux États nucléaires pourrait avoir des conséquences catastrophiques non seulement pour la région, mais aussi pour le reste du monde. La communauté internationale appelle donc à une retenue maximale des deux côtés et à la recherche de solutions diplomatiques pour résoudre le conflit. Par ailleurs, la situation reste tendue, et toute nouvelle information provenant de la frontière doit être accueillie avec prudence et en accord avec les sources officielles.

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