Au centre de Moscou, lors des célébrations de la Journée de la Victoire, un incident inattendu et bruyant s’est produit, opposant les forces de l’ordre à un militant citoyen

Chas Pravdy - 10 mai 2025 13:22

Selon les informations des organisations de défense des droits de l’homme, l’un des participants à l’action, qui tenait une pancarte avec l’inscription « Ni à la guerre ! », a été arrêté par la police puis soumis à une violente agression au poste de police. Dans cet incident, les détails concernant l’usage de la force contre un jeune homme, qui souhaitait exprimer son désaccord avec l’agression russe en cours, ont particulièrement retenu l’attention. D’après les données de telles organisations comme « OVD-Info », l’événement a eu lieu en plein centre de la capitale le 9 mai — le jour connu officiellement en Russie comme la « Journée de la Victoire ». C’est précisément à ce moment, dans un contexte de cérémonies officielles et de défilés festifs, que des personnes se sont rassemblées sur la place Pouchkine pour célébrer cette date historique. L’activiste lui-même, dont le nom n’a pas été divulgué, peut être décrit comme une personne qui s’est détachée de la foule avec une pancarte portant un slogan contestataire. Selon les témoins, peu après, des agents des forces de l’ordre se seraient approchés du jeune homme, l’auraient entraîné dans une direction inconnue. Selon les informations des défenseurs des droits de l’homme et de l’activiste lui-même, le lendemain, il a été libéré du poste de police. Cependant, avec sa libération, des nouvelles choquantes ont été annoncées : il aurait été battu lors de sa détention. Selon ses propres dires, les traces de coups étaient évidentes, et il a dû consulter un établissement médical pour un examen et recevoir des soins. De plus, un protocole a été dressé à son encontre pour « discreditation de l’armée russe » — article qui est devenu récemment un outil fréquent pour engager des poursuites contre les activistes et les figures publiques qui expriment leur désaccord avec la politique du pouvoir. Mais le problème principal, qui suscite actuellement l’indignation des défenseurs des droits, est que l’arrestation du jeune homme a été en réalité illégale. Étant donné que cet article n’envisage pas une détention administrative — une peine pouvant aller jusqu’à 15 jours — tout maintien en détention, même pour une seule nuit, constitue une violation de la législation. Selon des juristes et des experts, l’usage de la force contre l’activiste, ainsi que son arrestation sans fondement légal, provoquent une forte résonance dans la société et remettent en question le respect des droits humains dans la capitale russe. Après l’incident, le militant a sollicité des soins médicaux pour documenter les blessures et obtenir une assistance nécessaire. Les défenseurs des droits ont déjà exprimé leur indignation face à la pratique dite « courante » d’usage de la violence et de détentions illégales lors d’actions politiques, en particulier lors d’une journée aussi symbolique que le 9 mai. Ce cas suscite un débat de plus en plus large sur la liberté d’expression et les droits de l’homme dans un espace contrôlé par le pouvoir, ainsi que sur la responsabilité des forces de l’ordre pour leurs actions lors d’événements de masse. Pour l’instant, la question reste posée : la justice fera-t-elle justice dans cet incident ? Et pourra-t-on s’exprimer librement lorsqu’au même moment, même lors d’une fête nationale, des menaces de violence et de persécutions pèsent sur les citoyens ? Les témoins et les organisations de défense des droits continuent de suivre l’évolution des événements et insistent sur le respect intransigeant des droits humains et de la légalité par les structures étatiques.

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