Voici la traduction en français du texte que vous avez fourni :

Chas Pravdy - 09 mai 2025 14:31

--- Les diplomates ukrainiens et européens ont publiquement exprimé leur position ferme concernant la création d’un tribunal international chargé de poursuivre en justice les hauts responsables russes, notamment Poutine et Lavrov, pour crimes d’agression contre l’Ukraine. À Lviv, lors d’une conférence de presse commune à ce sujet, les dirigeants de la diplomatie ukrainienne et de l’Union européenne ont assuré que ce tribunal est une étape essentielle dans le processus de justice et de dissuasion de l’impunité des responsables. En particulier, la cheffe de la Délégation de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a souligné que l’agression de la Russie contre l’Ukraine constitue une forme particulière de crime, qui a une importance particulière en droit international. Elle a insisté sur le fait que sans le crime d’agression, beaucoup d’autres violations graves du droit, notamment des crimes de guerre commis par les forces russes, n’auraient pas eu lieu sur le territoire ukrainien. « Sans l’agression, il n’y aurait pas ces horreurs de crimes de guerre commis par les soldats russes. Par conséquent, le crime d’agression est l’un des crimes les plus graves, qui engage la responsabilité des dirigeants d’État, et c’est pourquoi il ne doit pas rester impuni », a déclaré Kallas. Elle a assuré que la mise en place d’un tribunal international pour poursuivre les crimes d’agression à La Haye, au centre de la jurisprudence et de la responsabilité internationales, revêt une importance cruciale pour le système mondial de justice. La diplomate a également souligné la possibilité de condamner des hauts responsables russes avant même leur arrestation officielle ou leur procès en justice, dans le cadre d’une juridiction par défaut. « La condamnation par défaut est théoriquement possible, mais il faut garder à l’esprit que la responsabilité juridique sera appliquée conformément au droit international, en tenant compte des dispositions relatives à la recherche de responsables en fuite ou inscrits sur des listes d’interdiction internationales », a-t-elle expliqué. Le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, Andriy Sybiha, a quant à lui souligné la nécessité de justice pour les plus hauts responsables russes, notamment pour le président Vladimir Poutine, le Premier ministre Mikhail Mishustin et le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov. « Leurs actions ne se limitent pas à des crimes de guerre, mais constituent des crimes internationaux, et le tribunal, dans le futur, rendra des verdicts à leur encontre. Le président, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères russes sont tous responsables et doivent être poursuivis conformément au droit international », a-t-il déclaré. Selon le diplomate ukrainien, la possibilité juridique existante et les formules juridiques élaborées permettent d’obtenir des verdicts fondés concernant les hauts responsables russes. « Le mécanisme de fonctionnement du tribunal développé est tout à fait acceptable pour l’Ukraine. Il prévoit une condamnation rapide et efficace des figures clés du pouvoir russe », a-t-il précisé. Kallas a ajouté qu’il est possible de prononcer des sentences avant même l’arrestation officielle de ces responsables. « La législation permet de les condamner par défaut, mais il faut garder à l’esprit que la responsabilité juridique s’applique sous certaines conditions, notamment lorsque les responsables sont en fonction ou sur une liste d’interdiction internationale », a-t-elle expliqué. Le chef de la diplomatie ukrainienne a insisté sur le fait que la localisation du tribunal est actuellement prévue à La Haye — le centre mondial de la justice internationale, où seront concentrés tous les aspects procéduraux et juridiques de cette affaire. « Le tribunal sera à La Haye, au cœur de la jurisprudence internationale, ce qui permettra d’enquêter avec précision et indépendance sur les crimes de l’élite russe et de rendre les verdicts nécessaires », a-t-il souligné. Selon les évaluations des diplomates, les premières décisions de cette cour spéciale devraient être rendues dès 2026, ce qui constituerait une étape importante dans la lutte contre l’impunité et la formalisation du processus juridique international en réponse aux crimes d’agression de la Russie contre l’Ukraine. Les leaders européens ont également insisté sur l’importance de la création d’un Tribunal international spécial, à l’image du procès de Nuremberg, mais visant à punir la plus haute direction du Kremlin. Pour en savoir plus sur les accords concernant le futur tribunal, ses aspects juridiques et ses bases juridiques, consultez notre publication spéciale « Nuremberg pour Poutine : ce qu’il faut savoir sur le tribunal destiné à la haute direction russe à La Haye ». ---

Source