Tkachenko a officiellement approuvé la nouvelle structure de l’administration militaire de la ville de Kyiv, ce qui a provoqué une réaction vive de la part des autorités de la capitale et de la société civile

Chas Pravdy - 09 mai 2025 17:38

Selon le président de la KMA, l’objectif de cette démarche est d’éviter toute influence politique sur la gestion de la ville et d’assurer la stabilité en ces temps difficiles pour le pays. L’approbation de la nouvelle structure a eu lieu la veille — comme l’a indiqué le chef de la KMA, Timur Tkachenko, via le canal officiel Telegram. Par ailleurs, le conseil municipal de Kyiv — l’organe officiel de l’autonomie locale — n’a pas confirmé cette information. Ils soulignent que le personnel et la structure de gestion correspondants n’ont pas encore été officiellement intégrés dans les documents nécessaires à leur approbation par les organes exécutifs du conseil municipal de Kyiv. De plus, le service de presse de la KMA insiste sur le fait que les documents et explications concernant la nouvelle structure ne sont pas encore disponibles, et que l’information circule sans validation appropriée. Dans son commentaire, Tkachenko a précisé que, conformément à la législation, notamment aux dispositions de la loi « Sur le régime juridique de l’état de guerre en Ukraine », la nouvelle structure de gestion de la ville a été constituée et mise à jour dans le but d’assurer une exécution claire et disciplinée des tâches qui lui sont confiées. « Nous cherchons à garantir la stabilité de la vie à Kyiv et à éviter les situations de chaos, comme celles qui ont été permissives lors de la ликвидации des conséquences des bombardements russes », a-t-il souligné. Selon lui, le contrôle de l’exécution des ordres visant à assurer la vie de la capitale deviendra une condition incontournable — toute violation ou retard sera désormais considéré comme un sabotage en période de guerre. Le chef de la KMA insiste sur le fait que la discipline rigoureuse et la responsabilité sont la clé du succès, et assure que, en cas de non-exécution des ordres, les organes de maintien de l’ordre seront mobilisés, notamment le SBU. Par ailleurs, le conseil municipal de Kyiv affirme que les documents pertinents, y compris le personnel et la structure de gestion, n’ont pas été officiellement transmis à l’organe exécutif du conseil lors de leur approbation. Le seul document en possession de la KMA est une lettre d’accompagnement du Commandement général des Forces armées d’Ukraine datant du 8 avril 2025, concernant des modifications et recommandations relatives à la nouvelle structure. Cependant, cette lettre ne comporte ni annexes ni approbations du personnel ; par conséquent, les documents n’ont pas encore été officiellement examinés ou approuvés. S’agissant de la propagation de l’information sur la « nouvelle structure », Zagumenny a relevé que cela se produit précisément en ce moment, et a souligné que ce processus est incorrect, puisque les changements organisationnels de la part du Green Headquarters/KMA n’ont pas encore reçu de confirmation officielle. Malgré cela, la communication publique concernant ces nouvelles structures de gestion soulève des questions sur leur légitimité et leur conformité à la législation. De son côté, Dmytro Zagumenny, chef de l’administration du conseil municipal de Kyiv et représentant des autorités locales, critique activement l’initiative de Tkachenko. Il insiste sur le fait que la structure de gestion et le personnel, qui auraient soi-disant été approuvés, n’ont en réalité été présentés que sous la forme d’une lettre d’accompagnement sans annexes, accords ou validations appropriés. Selon lui, la diffusion de l’information sur la « nouvelle structure » est illégale et non officielle, ce qui remet en question sa légitimité. Zagumenny rappelle également que les autorités municipales font face depuis longtemps à de nombreuses pressions et harcèlements de la part de la direction de l’administration de Kyiv. Des perquisitions, des interrogatoires, des actions d’enquête, des accusations publiques — tout cela n’est pas nouveau et constitue des outils de lutte politique utilisés pour discréditer l’autonomie locale. À ses yeux, ces actions vont à l’encontre des normes européennes et des valeurs démocratiques, et la procédure d’approbation de la nouvelle structure semble plus motivée par des considérations politiques que par la légalité. Ainsi, la capitale voit aujourd’hui se déployer plusieurs processus parallèles qui ont un impact sérieux sur l’évolution de la gestion municipale en temps de guerre. Les commentaires et documents officiels doivent encore suivre la procédure d’approbation, tandis que la société civile et les opposants politiques expriment déjà leurs inquiétudes concernant les risques potentiels d’une surcentralisation du pouvoir et d’ingérences politiques dans la gestion de Kyiv. La résolution de cette situation reste sous contrôle, mais la valeur juridique et politique des changements structurels proposés demeure incertaine.

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