Selon les informations de l’agence Reuters, l’administration de Donald Trump envisage activement la possibilité de conclure un accord avec le Groenland, qui permettrait aux États-Unis de renforcer leur sphère d’influence dans cette région stratégiquement importante

Chas Pravdy - 09 mai 2025 22:24

Ce plan serait réalisé par la création d’un traité similaire à ceux déjà conclus par les États-Unis avec plusieurs États insulaires du Pacifique, tels que Mikronésie, les Îles Marshall et Palau. Des sources au sein des hautes structures du gouvernement américain, dont l’identité a été fournie sous condition de confidentialité à l'agence Reuters, rapportent que dans le cadre de ce projet, une proposition pourrait être faite au Groenland d’établir ce qu’on appelle un « Traité d’Association Libre » (COFA). Ce document offrirait aux parties une large gamme de possibilités de coopération, allant de l’échange de biens et de services à la sécurité militaire. La signature de tels accords avec de petits États insulaires permettrait aux États-Unis de disposer d’une liberté d’action dans la région, tout en maintenant un commerce avec des restrictions douanières minimales. Cependant, cette décision reste pour le moment au stade de discussions en cercles spécialisés. Selon des interlocuteurs du service de renseignement, déjà impliqués dans les négociations, des représentants du Conseil de sécurité nationale des États-Unis et du Conseil pour la domination énergétique, créé à l’initiative de Trump, participent à ces discussions. Leur objectif est de préciser les détails d’un éventuel accord, qui pourrait transformer le statut du Groenland. Toutefois, étant donné son statut d’autonomie au sein du Royaume du Danemark, cette étape est considérée comme assez risquée. Selon des sources européennes et des organes informés de la situation, le gouvernement danois n’a pas été encore informé des projets potentiels des États-Unis concernant le Groenland. Cela suscite des inquiétudes, car toute tentative de modifier son statut sans l’accord officiel de Copenhague pourrait provoquer un conflit diplomatique. Il convient de rappeler que l’administration Trump avait à plusieurs reprises exprimé son intention de prendre le contrôle de ce territoire autonome. Plus tôt, le président américain avait laissé entendre ouvertement la possibilité d’utiliser la force pour établir la domination américaine sur le Groenland, une idée vivement critiquée par le Danemark, qui la considère comme inadmissible au regard du droit international et de la diplomatie. En réponse aux menaces des responsables américains, Copenhague souligne l’importance de préserver le statu quo et réaffirme son engagement envers des solutions diplomatiques dans la région. Globalement, la situation autour du Groenland et la volonté des États-Unis d’y établir leur zone d’influence restent parmi les sujets les plus sensibles de la scène internationale, susceptibles d’avoir des conséquences durables pour la sécurité et la stabilité de l’Europe du Nord et de l’Arctique en général. Cependant, aucune déclaration officielle de l’administration américaine n’a été faite jusqu’à présent, et la position de Washington demeure donc un sujet de forte spéculation politique et d’un grand débat dans les cercles diplomatiques.

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