L’Ukraine ramène chez eux neuf de ses enfants, encore sous occupation, qui, dès les premiers jours de l’agression russe, se sont retrouvés otages dans des régions temporairement occupées

Chas Pravdy - 09 mai 2025 21:35

Cette démarche symbolique est une nouvelle confirmation de la volonté inébranlable de la société ukrainienne et de l'État de retrouver leurs citoyens, en particulier les plus vulnérables — les enfants qui ont été victimes des hostilités et des répressions. La directrice opérationnelle de l'initiative Bring Kids Back UA, Daria Zarivna, a annoncé que parmi les enfants libérés se trouve Dmytro, âgé de 14 ans, dont l'histoire a profondément bouleversé tous ceux qui connaissent son cas. Selon elle, sa maison se situait près des positions de tir des occupants russes, et les bruits constants de détonations et d'explosions ont représenté une véritable épreuve pour lui et sa famille. Les circonstances étaient aggravées par le fait qu’à l’école, Dmytro a été contraint de chanter des chansons militaires russes et même de lancer des grenades — de tels enjoignements honteux lui ont été imposés par les services d’occupation, et certains de ses camarades de classe, selon Zarivna, ont été envoyés dans des camps militaires où ils ont été formés aux techniques de combat et à la propagande idéologique, notamment à partir de séquences enregistrées par les Wagner. C’est une réalité cruelle de cette époque, où même les enfants étaient soumis à une culture de violence et de propagande. Une raison supplémentaire de joie est le retour de la petite Kateryna, qui a vécu une naissance difficile, et dont la mère a été contrainte d’obtenir un passeport russe pour bénéficier d’une aide médicale nécessaire. Selon Zarivna, sinon elle se serait vue refuser une assistance médicale en raison du statut spécial du pouvoir d’occupation. Cette histoire illustre clairement combien de personnes vulnérables — enfants et mères — ont souffert de ce qu’on appelle la « russian world », où même un examen médical crucial ou une aide humanitaire devenaient une lutte pour la vie. Un autre enfant libéré est Stas, âgé de 9 ans, un garçon doté d’une forte volonté et d’une force intérieure. Zarivna a indiqué qu’il, malgré les menaces et persécutions de la part des enseignants et des agents du FSB, a refusé de participer à des provocations, notamment de chanter l’hymne russe ou de prendre part à des cérémonies militarisées. Cet exemple de position personnelle et de courage illustre clairement que, même dans les conditions les plus difficiles, la jeunesse ukrainienne conserve sa liberté intérieure et sa dignité. Le processus de rapatriement des enfants des territoires occupés se poursuit, et chaque cas renforce la certitude que l’Ukraine remportera la victoire tant attendue — en ramenant ses citoyens chez eux et en rétablissant la justice. Ils sont le symbole de la résistance et de l’inaltérabilité de la nation ukrainienne, de son désir de vivre dans un pays libre et indépendant, où chaque enfant a le droit à un avenir sûr et heureux.

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