Le chef du ministère des Affaires étrangères polonais, Radosław Sikorski, a fait une déclaration inattendue concernant le rôle futur des États-Unis dans les négociations diplomatiques pour résoudre le conflit russo-ukrainien

Chas Pravdy - 09 mai 2025 01:20

Lors de son allocution, il a indiqué que Washington pourrait perdre son statut de principal médiateur, et que d’autres acteurs mondiaux pourraient tout à fait lui succéder — notamment la Turquie et la Chine. Cette déclaration constitue une progression logique des discussions qui ont éclaté dans les milieux diplomatiques européens après la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Varsovie, le 8 mai, mettant en lumière une tendance à rechercher de nouveaux formats et canaux pour parvenir à la paix en Ukraine. Selon Sikorski, la Pologne, en tant que l’un des alliés les plus actifs de Kiev dans ce conflit, possède non seulement une compréhension stratégique de la situation, mais est également tout à fait disposée à soutenir les efforts des États-Unis en tant que principal « médiateur international ». Cependant, si cette voie s’avère infructueuse, des candidats alternatifs reprendront le devant de la scène. En particulier, le gouvernement turc, qui entretient des relations avec les deux parties et maintient des canaux de communication ouverts, ainsi que la Chine, qui, selon le diplomate polonais, dispose d’instruments économiques et diplomatiques suffisants pour influencer Vladimir Poutine et l’inciter à s’asseoir à la table des négociations. Il convient de souligner que, face aux événements récents, l’administration américaine, notamment sous la direction de Donald Trump, soutient activement l’idée de médiation dans la guerre russo-ukrainienne. Des sources informées rapportent que les États-Unis misent sur une voie diplomatique pour mettre fin au conflit et cherchent à favoriser le dialogue entre Moscou et Kyiv. Par ailleurs, les autorités ukrainiennes maintiennent fermement leur position en faveur d’un cessez-le-feu inconditionnel, appuyée également par certains politiciens outre-Atlantique, s’alignant ainsi sur la position exprimée par Washington. Il est également à noter que le récent commentaire du vice-président américain, Kamala Harris, témoigne de la dynamique interne de la politique américaine concernant l’avenir des négociations. Elle a indiqué que, pour l’instant, les États-Unis restent optimistes et attendent l’accord des deux parties — Ukraine et Russie — pour commencer à interagir directement. Selon elle, cette approche pourrait aider à trouver un compromis et à prévenir une escalade du conflit. De leur côté, des experts soulignent que le changement de rôle des États-Unis en tant que principal médiateur pourrait profondément modifier le paysage géopolitique de la région. Par ailleurs, la préparation aux éventuelles négociations est en cours depuis plusieurs mois, marquant ainsi une nouvelle étape du règlement diplomatique. Néanmoins, l’incertitude de la situation et les intérêts des différents acteurs restent les principaux facteurs qui façonnent les scénarios du développement futur de cette crise dans l’une des zones les plus sensibles de la politique mondiale contemporaine.

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