Le candidat à la présidence de la Roumanie insiste sur une indemnisation pour l’aide à l’Ukraine : le leader d’extrême droite réclame le remboursement des dépenses du pays

Chas Pravdy - 09 mai 2025 00:25

Dans l’ombre de la lutte politique autour des futures élections présidentielles en Roumanie, de nouvelles déclarations scandaleuses ont émergé, attirant l’attention tant des observateurs locaux qu’européens. Le leader du parti d’extrême droite « Alliance pour l’Union des Roumains » (AUR), qui a remporté la première manche du scrutin, George Simion, a publié une déclaration ouverte concernant les obligations du pays pour son soutien à l’Ukraine en temps de guerre. Sa position a suscité une vive réaction et a remis en lumière un sujet ancien — le rôle et les devoirs des pays apportant leur aide dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne. Source d'information — la chaîne Digi24, l’un des principaux médias en Roumanie, rapporte qu’à l’approche du second tour de l’élection présidentielle, le candidat indépendant a déclaré publiquement son intention de recentrer entièrement la politique d’État autour des intérêts intérieurs. Selon Simion, son attitude face à la guerre en Ukraine est celle d’une neutralité totale, reposant sur le refus d’escalader le conflit et de fournir des armes. Il a également souligné que ses positions sont proches des idées de l’ancien président Donald Trump, notamment en ce qui concerne la dissuasion de Toute intervention militaire extérieure. « Nous devons nous occuper de nos citoyens et ne pas participer aux conflits d’autrui », a résumé Simion, soulignant la nécessité de se concentrer sur les problèmes internes et la situation économique du pays. Selon lui, l’Ukraine doit respecter les intérêts de la minorité roumaine vivant sur son territoire, ainsi que reconnaître le rôle de la minorité roumaine dans le pays voisin. De plus, le politicien a exprimé l’idée que la Roumanie a le droit de réclamer une compensation pour l’aide qu’elle a fournie à l’Ukraine ou à ses forces armées — en argent ou en matériel. Il a insisté sur le fait qu’il faut mettre particulièrement l’accent sur les dépenses liées au système Patriot — un modèle de systèmes de défense anti-missiles modernes, offert et déployé également durant la présidence de Klaus Iohannis. Selon Simion, « ces dépenses sont un acte de trahison », et le pays devrait obtenir une indemnisation appropriée. « Nous avons beaucoup fait pour l’Ukraine, et maintenant nous exigeons justice », a conclu le candidat. Il a aussi ajouté qu’il reste ouvert à toute discussion concernant la manière de fournir une compensation, proposant de récupérer les fonds dépensés pour soutenir l’Ukraine, afin de réduire les tensions sociales internes et de se concentrer sur la résolution de nos propres problèmes. Il convient de rappeler que le premier tour de l’élection présidentielle en Roumanie s’est tenu le 4 mai. Pour la première fois, ce scrutin s’est terminé par une victoire significative de la candidature de George Simion, qui a obtenu 40,94 % des suffrages. Son principal adversaire, le maire libéral de Bucarest, Nicușor Dan, a recueilli 20,99 %. Ce bond du leader d’extrême droite a provoqué un grand retentissement et a secoué l’environnement politique, notamment dans le contexte des discussions sur les futures orientations étrangères du pays et sa position vis-à-vis de l’aide à l’Ukraine. Dans de nombreux cercles analytiques, on évoque déjà la perspective d’un renforcement des sentiments ultraconservateurs dans le pays, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la stabilité régionale et les relations internationales. La question demeure de savoir si ce nouveau cap politique pourra favoriser une approche plus mesurée et pragmatique de la part des autorités roumaines concernant la guerre en Ukraine — c’est encore incertain. Par ailleurs, les déclarations de Simion posent les bases de possibles changements dans la politique extérieure de la région des Balkans et de l’Europe de l’Est dans un contexte de mondialisation accrue.

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