Un fonctionnaire tchèque a suscité une vague de réactions en raison de sa tenue inhabituelle lors d’une rencontre officielle avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Prague

Chas Pravdy - 08 mai 2025 14:31

Tomáš Kopečný, responsable du relèvement de l’Ukraine endommagée, s’est présenté lors de cet événement destiné à une conversation officielle en portant des chaussettes sur lesquelles est représentée une Kreml en flammes. Cela n’est pas passé inaperçu et a provoqué de vives critiques de la part de politiciens et de médias russes, qui ont immédiatement remis en doute ses intentions et la nature de ce geste. Selon une information publiée sur le portail TN.cz et citée par « Le Monde » (ou autre source, préciser si nécessaire), l’incident s’est produit la semaine dernière, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky effectuait une visite officielle à Prague. Lors de cette rencontre avec le chef du gouvernement tchèque et d’autres responsables, le président de 49 ans, Tomáš Kopečný, est apparu en chaussettes inhabituelles qui symbolisaient visuellement un Kreml en flammes. Cela a suscité la surprise et une réaction ambivalente parmi les politiciens et le public russes. Plus précisément, le vice-président du comité des affaires étrangères du Conseil de la Fédération, Andriï Klimov, a déclaré dans une déclaration critiquant violemment que de tels « gestes, qui sont des symboles, témoignent d’un niveau profond d’agressivité et d’incivilité ». Selon lui, Kopečný « porte des chaussettes, des sous-vêtements, et peut-être même des orthèses — ce qui reflète entièrement son état psychologique ». Il a ajouté : « Pourquoi regardons-nous ces monstres comme si notre vie en dépendait ? Ce sont des malades, ils ont besoin de voir un psychiatre ». Dans les médias russes, cet incident a également été largement couvert, notamment avec plusieurs articles consacrés à la critique des gestes et symboles ukrainiens. En réponse aux critiques, Kopečný a souligné que son acte était un message symbolique. « La Russie bombardent les villes ukrainiennes de missiles depuis quatre années, tuant des innocents, » a-t-il déclaré. « C’est une pratique normale pour eux, et ils ne la remarquent pas. Mais lorsque des chaussettes ukrainiennes symbolisent à quoi ressemblerait leur ville si elle subissait des destructions similaires, cela les met en colère. » Selon lui, cette réaction témoigne d’une mauvaise perception et d’un malentendu de la situation, car « ils ont plus besoin de voir cette image que de comprendre la réalité et la complexité du conflit ». Ce n’est pas la première fois que des responsables politiques russes expriment leur indignation ou leur hostilité envers les actions et gestes des politiciens occidentaux, notamment tchèques. Ainsi, fin avril, Dmitri Medvedev, ancien président de la Russie et actuel secrétaire du Conseil de sécurité russe, avait réagi vivement à l’encontre de l’ancien joueur de hockey sur glace Dominik Gashk, laissant entendre que Moscou pourrait prendre des mesures contre lui pour « l’éliminer » de la sphère politique ou publiciste. Cet incident avec les chaussettes à Prague met en évidence non seulement une symbolique, mais aussi une tension émotionnelle dans les relations entre l’Ukraine, la République tchèque et la Russie. Il démontre également à quel point la propagande russe est perçue comme une menace, ainsi que le rejet des actions russes en Ukraine, tout en illustrant le désir des politiques ukrainiens et occidentaux d’utiliser chaque occasion pour manifester leur soutien à la souveraineté de l’Ukraine et lutter contre la rhétorique propagandiste du Kremlin. En résumé, cet incident avec le geste inhabituel d’un responsable tchèque constitue une confirmation supplémentaire de la nature émotive et conflictuelle des relations internationales en période de guerre et de tensions politiques régionales.

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