Selon un nouveau sondage réalisé par l’Institut ukrainien de sociologie international (KISMIS), près de la moitié des Ukrainiens adoptent une attitude favorable à la signature d’un accord d’exploitation des ressources avec les États-Unis d’Amérique

Chas Pravdy - 07 mai 2025 10:26

Plus précisément, 47 % des citoyens expriment principalement des attentes positives concernant cet accord, ce qui indique une confiance croissante et un optimisme accru quant à la coopération dans le domaine des ressources avec l’un des États les plus puissants du monde. D’après les données publiées début mai, la majorité des répondants voient un futur développement favorable pour l’Ukraine, surpassant ceux qui anticipent des conséquences défavorables. Ainsi, 22 % des personnes interrogées manifestent une attitude principalement négative envers la signature de l’accord, craignant notamment des risques potentiels pour l’économie et la souveraineté. En revanche, 19 % des sondés estiment que cet accord n’entraînera aucun changement dans la situation en Ukraine. Par ailleurs, 12 % des Ukrainiens ont du mal à se prononcer, ce qui souligne une certaine incertitude ou un manque d’informations suffisantes sur les implications de cette coopération. En cumulant toutes les réponses, on peut constater que l’équilibre entre attentes positives et négatives donne un solde favorable de +25 %. Cela signifie qu’actuellement, la majorité des Ukrainiens perçoivent l’accord signé comme ayant des avantages potentiels qui surpassent les risques possibles. La dynamique régionale est particulièrement intéressante : dans l’est et l’ouest du pays, le niveau d’attitudes positives est légèrement inférieur à celui des régions centrales, mais même là, la part de ceux qui anticipent des conséquences négatives reste inférieure à un quart de l’échantillon interrogé. Dans toutes les régions, le bilan global des attentes demeure positif, ce qui témoigne d’un niveau stable de confiance dans la ligne adoptée par le gouvernement sur cette question, malgré quelques différences locales. En ce qui concerne la méthodologie de l’enquête, celle-ci a été menée par téléphone à partir du 2 mai, auprès d’adultes résidant en Ukraine, dans les territoires contrôlés par le gouvernement. Il est important de noter que des questions spécifiques sur l’impact attendu de l’accord ont été ajoutées pour analyser plus objectivement l’opinion publique. Déjà le 6 mai, 561 répondants avaient été interrogés, ce qui constitue une base assez fiable pour des premières conclusions, avec une marge d’erreur statistique de 5,4 % et un effet de planification de 1,3 %. Au vu de l’expérience du KISMIS, la feuille de route des sondages prévoit leur poursuite jusqu’à mi-mai 2025, ce qui permettra d’affiner et de confirmer ces résultats. L’historique de ce processus comprend la signature, le 1er mai, par la ministre ukrainienne de l’Économie, Yulia Sviridenko, et par le ministre américain des Finances, d’un accord concernant la collaboration dans le domaine de l’exploitation minière. Le lendemain, 2 mai, le gouvernement ukrainien a soumis au Verkhovna Rada un projet de loi sur la ratification du traité avec les États-Unis, qui prévoit la création d’un fonds d’investissement pour la reconstruction du pays. La même journée, le Premier ministre Denys Shmyhal a exprimé sa conviction que les parlementaires soutiendraient cet accord avant le 8 mai, ce qui constitue une étape importante dans la mise en œuvre des accords stratégiques avec les États-Unis. Pour une compréhension approfondie de la situation, il est conseillé de consulter l’analyse : « Ressources contre armement : que contient l’accord entre l’Ukraine et les États-Unis et quels risques restent » . Cela permettra de mieux saisir quels ressources et mécanismes de coopération sont prévus par les documents, et comment cette stratégie pourrait influencer le développement futur dans le pays. Ainsi, le secteur citoyen ukrainien témoigne pour l’instant d’une attitude plutôt positive envers les perspectives de coopération avec les États-Unis dans le domaine des ressources, tout en restant prudent quant aux risques potentiels. Les pas décisifs dans le processus législatif et la poursuite de l’information du public joueront un rôle clé dans la formation d’une image complète de cet accord important.

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