Pendant la période de son activité préélectorale et dans les premiers mois de sa présidence, Donald Trump et son équipe ont manifesté un vif intérêt pour des changements radicaux dans le système de politique migratoire des États-Unis

Chas Pravdy - 07 mai 2025 04:28

Selon des informations provenant des médias américains, notamment le journal The Washington Post, l’administration de l’ancien président a atteint des corridors avec le gouvernement ukrainien, proposant une proposition assez ambiguë : accueillir sur le territoire ukrainien des citoyens déportés des États-Unis en provenance de pays tiers, ce qui a suscité beaucoup de controverses et de débats au sein des cercles diplomatiques. Les données de sources ayant accès aux documents internes de la Maison-Blanche indiquent qu’à la fin janvier 2020, un haut responsable américain a transmis à ses collègues ukrainiens ce qu’on appelle un « plan ou proposition ». Celui-ci prévoyait le placement sur le territoire ukrainien de migrants illégaux déportés des États-Unis, qui ne sont pas citoyens ukrainiens. Bien que le pays se trouvât alors en état de guerre, que son économie et ses infrastructures subissaient de graves difficultés en raison de l’agression militaire de la Russie, Washington insistait sur le fait que l’Ukraine devait faire preuve de « volonté de coopérer » en matière de questions migratoires. Selon les documents obtenus, la partie ukrainienne a reçu cette proposition à la fin janvier, mais il n’est pas encore clair si elle a été officiellement acceptée ou si Kiev a répondu d’une quelconque manière. On sait simplement qu’un diplomate ukrainien a informé l’ambassade des États-Unis de son intention de donner une réponse officielle après avoir formulé la position du gouvernement. Des sources proches des cercles diplomatiques ont souligné que la question de l’éventuelle acceptation des déportés n’avait pas encore été discutée au plus haut niveau. Certains sources insistaient sur le fait qu’aucune exigence politique officielle n’avait été formulée par les États-Unis concernant l’accueil des citoyens ukrainiens déportés, de sorte que cette initiative reste au niveau d’offres privées et d’échanges diplomatiques. Un autre élément important du « plan migratoire » de l’administration Trump concerne la politique visant à accélérer les déportations depuis les États-Unis. Dans le cadre de cette stratégie, des accords ont déjà été conclus avec plusieurs pays d’Amérique latine, tels que le Mexique, le Salvador, le Costa Rica et le Panama, qui ont accepté de recevoir les migrants illégaux déportés par les États-Unis, malgré le fait que ces pays ne soient pas leurs citoyens. Les données actuelles montrent également que l’administration de l’époque envisageait de suspendre le statut juridique temporaire d’environ 240 000 Ukrainiens ayant quitté le pays après le début de la invasion russe à grande échelle de l’Ukraine. Cela signifie que beaucoup d’entre eux pourraient se retrouver sur le point de being deported, ce qui a suscité une grande inquiétude parmi la diaspora ukrainienne et dans les cercles diplomatiques à Kiev. Donald Trump lui-même, à l’époque, en critiquant la politique de portes ouvertes, déclarait que son pays nécessitait une « justice audacieuse » pour construire une « immigration rigoureuse et efficace ». Lors d’un meeting dans l’État du Michigan, consacré à ses 100 premiers jours en tant que président, il louait cette politique actuelle tout en promettant des changements radicaux dans la politique intérieure des États-Unis. Trump évoquait « les réformes les plus profondes depuis cent ans » et une politique stricte à l’égard de la Chine, incluant des restrictions tarifaires et des mesures d’immigration, qui, selon lui, offriront un nouveau niveau de sécurité et de contrôle. Selon une enquête journalistique, l’administration Trump aurait élaboré un plan massif de déportation, qui, d’après les données recueillies, aurait pour objectif de concerner environ un million de personnes en un an. Il s’agirait d’une partie d’une stratégie ambitieuse visant à restaurer le contrôle sur la situation aux frontières et à réduire l’immigration illégale, ce qui a suscité de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et de la communauté internationale. Toutefois, ces plans ne sont pas restés à l’état de simple proposition : leur mise en œuvre aurait pu avoir un impact majeur sur la situation migratoire tant aux États-Unis qu’à l’étranger, provoquant de nombreux débats sur leurs conséquences humanitaires et la responsabilité internationale. Ainsi, la proposition des autorités américaines concernant l’Ukraine, même si pour l’instant elle reste sans réponse ou avec un refus prudent du gouvernement ukrainien, illustre de manière frappante les spécificités de la politique intérieure et extérieure des États-Unis en période de présidence Trump. Cela s’inscrit également dans un contexte plus large de discussions sur la réforme de l’immigration, la sécurité nationale et la coopération internationale concernant l’éloignement des immigrants illégaux. Ce développement constitue un autre signe du délicat équilibre diplomatique que tente de maintenir le pays, qui cherche à concilier intérêts internes et obligations internationales tout en répondant aux défis du monde globalisé contemporain.

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