П Vice-président des États-Unis, Joe Biden, centre de liaison de la politique américaine concernant l’Ukraine, a exprimé sa confiance dans la possibilité toujours envisageable de la réconciliation dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine

Il a souligné que les États-Unis restent optimistes quant aux chances de trouver une solution diplomatique qui mettrait fin aux violences, et a assuré que Washington travaille actuellement en faveur d’un accord entre Kiev et Moscou concernant des négociations directes. Ces remarques ont été faites lors de la Conférence de sécurité de Munich, qui cette année s’est tenue à Washington, et font partie d’une stratégie plus large des États-Unis pour le règlement du conflit. Dans l’ensemble, le politicien américain a répondu à des questions relatives à sa vision de l’avenir des activités des États-Unis dans une situation où, selon lui, la direction du Kremlin ne montre pas d’enthousiasme pour cesser les hostilités. Il a appelé à ne pas être trop pessimiste et a noté que la Russie, actuellement, probablement, avance ses conditions pour mettre fin à la guerre, notamment des exigences concernant certains concessions de la part de l’Ukraine. En même temps, il a exprimé la conviction que ces demandes sont trop ambitieuses et inacceptables pour la partie ukrainienne. Le vice-président américain a insisté sur le fait que l’Amérique considère comme priorité la réalisation d’un accord mutuel et la relance de négociations directes entre Kiev et Moscou. « Nous souhaitons que les deux parties acceptent des principes fondamentaux et commencent un dialogue. Il est très important que les Russes et les Ukrainiens s’asseyent à la table des négociations, car sans cela, il ne sera pas possible de résoudre réellement le conflit », a-t-il déclaré. Il a également reconnu que les divergences entre Moscou et Kiev concernant la compréhension des objectifs finaux et des méthodes pour les atteindre sont assez importantes. Joseph Biden a également commenté la situation concernant la proposition de cessez-le-feu qu’il a lui-même introduite, notamment un cessez-le-feu de 30 jours, que l’Ukraine a sans réserve soutenu. « Nous apprécions que Kiev ait déjà exprimé sa volonté d’un cessez-le-feu à court terme, mais la Russie assimile cette idée à une opportunité de prendre du temps pour se reconfigurer et se réarmer. La Russie considère actuellement qu’un arrêt immédiat des hostilités à court terme ne correspond pas à ses intérêts stratégiques », a-t-il précisé. Par conséquent, Washington se concentre davantage sur les perspectives à long terme du règlement du conflit, en cherchant des moyens de stabiliser la situation et d’éviter une destruction accrue des vies humaines et des infrastructures. Un aspect clé souligné par le haut responsable américain est la nécessité de créer des conditions propices au compromis et d’éviter la prolongation du processus de négociation. « Si l’on maintient un esprit froid et si les parties commencent à dialoguer, il y a une chance de mettre fin à cette guerre par une paix durable, ce qui serait plus avantageux pour les deux pays sur le long terme. Cela permettrait non seulement d’arrêter la destruction, mais aussi de réduire les souffrances humaines », a-t-il insisté. Il est important de noter qu’au sein de ces efforts diplomatiques, il ne faut pas négliger la position de l’ancien président Donald Trump. Il a précédemment déclaré que la proposition de Poutine pour un cessez-le-feu de trois jours était « mauvaise » et nettement inférieure à ce à quoi il s’attendait. Trump a également exprimé l’opinion que le dirigeant russe était devenu plus enclin à rechercher la paix après la chute des prix du pétrole et les changements dans la situation géopolitique. Par ailleurs, les États-Unis continuent d’œuvrer à l’idée d’une zone démilitarisée sous contrôle des deux parties – l’Ukraine et la Russie –, ce qui, selon les représentants officiels, pourrait devenir une étape progressive vers la stabilisation de la situation sur le front et le début d’un long processus de reconstruction de la confiance entre les nations. Ce concept prévoit la création d’une zone contrôlée et sécurisée, où les combats devraient cesser, puis se transformer en un espace de règlement diplomatique. Globalement, la position officielle de Washington reste ouverte au dialogue et à la recherche d’un compromis, tout en soulignant à nouveau que, pour parvenir à une paix stable, il est nécessaire de rassembler les efforts, d’avancer prudemment et de manière réfléchie vers une solution politique, tout en évitant les décisions hâtives. Les cercles présidentiels et diplomatiques américains appellent les deux parties à une coopération constructive, car, selon eux, c’est sur cette voie que se trouve la seule possibilité de mettre fin à la guerre et de restaurer la paix en Ukraine.