L’Union européenne a l’intention d’accélérer de manière significative le processus d’intégration de l’Ukraine, en définissant l’objectif final — en 2025, ouvrir tous les principaux clusters de négociation pour permettre à notre pays de rejoindre pleinement la communauté européenne
Cette déclaration ambitieuse est devenue l’un des sujets clés des dernières discussions politiques au Parlement européen, et son auteur est la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Dans son discours à Strasbourg, elle a souligné que la Commission européenne travaille à créer les conditions pour ouvrir toutes les étapes économiques et juridiques nécessaires à la signature et à la mise en œuvre de l’accord d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne en 2025. Selon la cheffe de l’exécutif européen, un travail actif est déjà en cours pour ouvrir le premier cluster de négociation, et d’ici la fin de l’année prochaine, il est prévu que les six clusters soient ouverts et en mouvement. « Nous travaillons d’arrache-pied pour ouvrir les clusters de négociation avec l’Ukraine un par un. Ce n’est pas seulement une question technique, mais une partie intégrante de notre mission historique — soutenir le pays dans sa quête d’intégration européenne et de paix », a déclaré von der Leyen. Elle a ajouté que dans l’histoire de l’Europe — depuis la création de l’Union — la paix et la volonté d’une intégration plus étroite ont toujours été liées, et c’est pourquoi il faut garantir à l’Ukraine un chemin vers l’adhésion qui deviendra une garantie de sa sécurité et de sa stabilité. « Faisons ensemble ce pas et ouvrons la porte de l’UE à l’Ukraine. Nous devons avancer sur le chemin de la paix et de l’harmonie », a exhorté la responsable de la Commission européenne. Elle a conclu son discours en exprimant son soutien et son inspiration pour les Ukrainiens, en souhaitant : « Gloire à l’Ukraine ! Vive l’Europe ! » Il convient de noter que l’objectif d’ouvrir tous les clusters d’ici 2025 est extrêmement ambitieux et repose sur la volonté politique et le soutien tant de l’Union européenne que de l’Ukraine. Cependant, ce chemin rencontre de sérieux obstacles. Un facteur particulièrement important est la position de la Hongrie, qui a à plusieurs reprises montré son opposition à la progression rapide de l’intégration de l’Ukraine. Budapest a récemment lancé une consultation auprès des citoyens concernant l’adhésion de l’Ukraine, et le chef du gouvernement hongrois, Viktor Orbán, a publiquement exprimé son opposition à l’admission rapide de notre pays. Comme on le sait, ce conflit avec Budapest freine les progrès du processus d’adhésion — d’autant plus que ces questions ont non seulement une dimension technique, mais aussi politique. Malgré ces plans ambitieux, les actions concrètes et le développement des événements dépendront de la capacité de toutes les parties à harmoniser leurs intérêts, afin de favoriser la conclusion du processus d’intégration européenne de l’Ukraine. Ainsi, alors que la politique mondiale se concentre sur des initiatives de maintien de la paix et la protection de la sécurité de l’Ukraine, l’Union européenne confirme sa volonté de soutenir notre pays dans les plus brefs délais dans sa voie vers l’adhésion. Cette décision pourrait devenir non seulement une étape historique dans la coopération entre la région et la communauté européenne, mais aussi un signal important de paix et de stabilité pour toute l’Europe.