Au cœur des cercles diplomatiques américains, de nouvelles déclarations sans précédent ont émergé concernant les options possibles pour résoudre le conflit en Ukraine

Chas Pravdy - 07 mai 2025 08:35

L’Envoyé spécial du président des États-Unis pour l’Ukraine, Kit Kellogg, a annoncé avec enthousiasme la prétendue volonté de la partie ukrainienne de créer une zone déminéralisée d’environ 30 kilomètres le long des lignes de front actuelles. Cette décision pourrait constituer une étape importante pour relancer le processus de négociation, que de nombreux experts considèrent comme complexe et multidimensionnel. Selon Kit Kellogg, les cercles diplomatiques américains proposent d’établir une zone de cessez-le-feu contrôlée et transparente, surveillée à la fois par l’Ukraine et la Russie. L’idée repose sur l’arrêt des hostilités « sur place », c’est-à-dire sur les territoires actuellement contrôlés par les forces ukrainiennes et les forces d’occupation russes. Cela signifie que les forces et les équipements peuvent se retirer à une distance déterminée, tout en restant sur leurs positions, avec un contrôle de ces zones assuré par les opérateurs des deux parties. Lors d’une émission en direct sur Fox News, Kellogg a souligné qu’un cessez-le-feu de 30 jours pourrait être un point de départ pour d’autres démarches, et que son potentiel dépend de la capacité des parties à maintenir la trêve pendant cette période. « Si nous parvenons à garder cette zone sans combats pendant un mois, — pense-t-il —, cela pourrait justifier la poursuite de l’accord. Cela pourrait ouvrir la voie à une résolution plus stable, qui pourrait évoluer vers un processus de paix complet. » Ensuite, l’envoyé a insisté sur le fait que l’expérience historique des pays baltes après la Seconde Guerre mondiale et la réunification de l’Allemagne montre que la situation politique peut changer rapidement et de manière imprévisible. Un autre aspect crucial de cette diplomatie est la certitude que les forces ukrainiennes seraient prêtes à un retrait temporaire — à hauteur de 15 kilomètres en direction de l’ennemi — et que, selon le représentant américain, les forces russes seraient également disposées à un tel accord. Cela créerait une zone déminéralisée de 30 kilomètres, sous contrôle de commandements internationaux ou d’une « coalition résolue », chargée de surveiller tout manquement ou violation des accords. Il est important de souligner que ce scénario n’est pas simplement une proposition, mais une possibilité réelle de prévenir une nouvelle escalade du conflit. Kellogg a noté : « Nous avons l’expérience que même un arrêt momentané des hostilités est plus facile à maintenir que de relancer un conflit déjà enraciné. Donc, si cette initiative peut prouver son efficacité pendant un mois, elle pourrait servir de tremplin pour la stabilisation de la situation et la réduction des risques pour les deux parties. » Les médias ont également évoqué précédemment des négociations secrètes ayant eu lieu à Paris, marquant une véritable pause diplomatique dans les relations américano-ukrainiennes. Selon des sources, l’administration de l’ancien président Donald Trump aurait transmis à l’Ukraine un document proposant une stratégie de compromis. Ce document évoquait la possibilité de reconnaître le contrôle russe sur laCrimée annexée, ainsi que l’allégement des sanctions contre Moscou, ce qui a suscité des réactions contrastées à Kiev. Plus tard, en avril, le président Volodymyr Zelensky a confirmé officiellement que les États-Unis avaient proposé leurs plans pour l’avenir de l’Ukraine lors de sa visite à Londres. Cependant, selon ses dires, un second document est rapidement apparu, présentant un contenu sensiblement différent. Il a souligné que la délégation ukrainienne, en compagnie de collègues européens et d’émissaires américains, avait discuté d’un projet, mais qu’ensuite un autre, plus conciliant vis-à-vis de la Russie, était apparu. L’agence Reuters a publié le texte complet de cette proposition américaine, mentionnant notamment la reconnaissance par les États-Unis du contrôle russe sur plusieurs territoires occupés en Ukraine. Cela a suscité une vague de débats dans les cercles diplomatiques et politiques, car le sort futur de territoires comme la Crimée ou le Donbass reste l’un des sujets les plus sensibles et contestés. Pour l’heure, le sujet d’un accord de paix demeure l’un des plus brûlants dans la diplomatie mondiale, tandis que Kiev et Washington insistent sur leur volonté de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale. Toutefois, en coulisses, des négociations et des discussions continuent, susceptibles de tout changer. En effet, le contexte géopolitique est une partie d’un jeu à long terme et extrêmement complexe, qui ne se limite pas aux déclarations diplomatiques, mais inclut également des actions concrètes sur le terrain et dans les coulisses du pouvoir.

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