Le président polonais Andrzej Duda, dans une interview pour le réseau français Axel Springer Global Reporters Network, publiée sur la plateforme Politico, a lancé un appel extrêmement ambitieux à l’attention du leader américain Donald Trump, lui demandant d’utiliser toute son influence pour faire pression sur la Russie, afin de contraindre le président Vladimir Poutine à s’assoir à la table des négociations et à mettre fin à la guerre en Ukraine

Chas Pravdy - 06 mai 2025 06:33

S’exprimant sur des questions cruciales de sécurité et de stabilité internationale, Duda est convaincu que c’est précisément les États-Unis, en particulier Trump, qui disposent des outils puissants pour faire pression sur le Kremlin et ramener la situation dans une voie diplomatique essentielle. – Selon le président polonais, les États-Unis possèdent une gamme variée de leviers économiques capables d’influer sur la politique de Moscou. Comme la question de la sécurité de l’Europe et de l’Ukraine est à l’ordre du jour, il est persuadé que seul Trump possède les capacités réelles d’employer cette puissance. – a-t-il déclaré dans un commentaire fait le 5 mai, lundi. Duda a souligné que les États-Unis disposent d’instruments capables de « briser » tout lien entre le Kremlin et l’économie ou la politique mondiales. Il pense que c’est précisément Trump, avec son expérience et sa fermeté dans la prise de décision, qui peut contraindre Poutine à revenir à la table des négociations et à mettre fin au conflit : « L’Amérique a les moyens d’appliquer une pression économique dans ses formes les plus rigoureuses, et ce sont eux qui peuvent forcer la Russie à agir conformément aux normes internationales et à arrêter la guerre en Ukraine. Donc, s’il y a une chance de paix, c’est précisément Donald Trump qui peut la garantir. » Une autre déclaration importante concerne le fait que Trump, selon Duda, « a vu la situation réelle » après ses récents entretiens avec Vladimir Poutine. Le président polonais est convaincu que c’est cette expérience qui a permis à l’ancien chef de la Maison Blanche de comprendre quels instruments utiliser pour parvenir à la paix sur le sol ukrainien. « Trump dispose de ressources capables de couper toute intérêt du Kremlin. Cela peut inclure des mesures très radicales, telles que des sanctions économiques et des restrictions qui couperont tout soutien de Poutine à la guerre », souligne Duda. Ce haut niveau de confiance et d’espoir du leader polonais reflète une vision politique européenne générale, où beaucoup attendent un rôle de Trump dans la résolution du conflit international. En même temps, il insiste sur le fait que c’est précisément le président américain qui possède les leviers d’influence les plus efficaces pour contraindre la Russie à cesser son agression, qui dure déjà plus d’un an sur le territoire ukrainien. Il convient de rappeler que dans l’histoire récente, Donald Trump a plusieurs fois souligné sa capacité à mettre fin rapidement à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il déclarait notamment qu’il pouvait le faire en 24 heures, s’il recevait des instructions. C’est ce qu’il appelle ses « mots d’influence », qu’il a souvent cherché à utiliser en envoyant ses représentants à Moscou pour des négociations. Cependant, ces démarches n’ont pas produit les résultats escomptés, et le Kremlin demeure ferme quant à son approche de l’indépendance ukrainienne. Après ses récentes rencontres avec Zelensky à Rome, Trump a indiqué qu’il envisageait la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions contre la Russie en réponse à son agression. Cela dans un contexte d’intensification des opérations militaires et de frappes ciblées contre l’infrastructure civile des villes ukrainiennes. Par ailleurs, à Washington, les discussions sur de nouveaux scénarios de réaction sont toujours en cours, notamment le Département d’État américain annonce la fin de l’élaboration d’un nouveau paquet de sanctions économiques et mesures destinées à changer la posture face au conflit russo-ukrainien. Entre-temps, au Sénat, l’un des initiateurs potentiels du renforcement de la pression est le républicain Lindsey Graham, qui propose d’instaurer de nouvelles sanctions contre la Fédération de Russie et d’introduire une taxe de 500 % sur l’importation de pétrole, de gaz et d’aluminium provenant de pays commerçant avec Moscou. Cela doit s’inscrire dans une optique de renforcer le blocus économique et de réduire l’influence de la Russie sur l’économie mondiale. Ainsi, malgré la situation difficile et la longue guerre, il existe encore dans les milieux politiques un espoir que de nouvelles approches stratégiques, notamment en recourant à la diplomatie et aux leviers économiques, puissent mettre fin au conflit. Il ne reste plus qu’à espérer que les efforts des politiciens, y compris ceux des leaders mondiaux, aboutiront à une étape finale logique, celle de l’instauration d’une paix durable en Ukraine et sur tout le continent européen.

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