Le président des États-Unis, Donald Trump, reste toujours favorable à l’idée d’union du Canada avec les États-Unis, soulignant que ce processus serait avantageux et prometteur pour les deux parties

Chas Pravdy - 06 mai 2025 20:32

Cependant, son homologue canadien, le premier ministre Mark Carney, a rapidement et catégoriquement rejeté toute intention de transformer le Canada en un autre État américain, insistant sur le fait que ses terres restent inviolables et « jamais vendues ». Cette commémoration des relations a eu lieu à la Maison Blanche le 6 mai, lorsque le président Trump, en répondant aux questions des journalistes, a exprimé l’opinion que l’intégration du Canada aux États-Unis est une idée tout à fait envisageable et bénéfique. « Je pense que cela apporterait énormément d’avantages pour les citoyens canadiens, notamment une réduction significative des impôts, une armée gratuite que nous leur fournissons déjà, car c’est nous qui protégeons leur pays, » déclarait Trump, laissant entendre qu’une telle démarche serait mutuellement bénéfique et naturelle. En réponse à ces propos, le premier ministre Carney a répliqué brièvement mais de manière tranchante : « Il existe des marchés immobiliers qui ne se vendent jamais, et le Canada en fait partie. » Il a ajouté que « même après de nombreuses rencontres avec des propriétaires terriens canadiens ces derniers mois avant les élections, cet endroit ne sera jamais mis en vente. » Le premier ministre canadien a également confirmé l’intention de son gouvernement de renforcer ses contributions à la défense commune. Répondant à l’appui de Trump pour cette idée, Carney a précisé : « Nous apprécions notre étroite collaboration avec l’Amérique en matière de sécurité et de défense, mais nous ne remettrons jamais en question l’indépendance de notre pays. » En même temps, il a laissé la porte ouverte à la flexibilité dans les négociations, en avertissant que « jamais dire jamais » pourrait signifier un compromis éventuel à l’avenir. Les relations entre le Canada et les États-Unis ont historiquement exemplifié un partenariat étroit et une coopération dans le cadre du continent nord-américain. Cependant, au cours des premiers mois de son mandat à la Maison Blanche, Trump érode cette confiance traditionnelle en diminuant la souveraineté du peuple canadien et en déclarant qu’elle pourrait être « transformée » en un 51ème État. Il a également imposé des droits d’importation de 25 % sur les produits canadiens, bien que ces restrictions aient été partiellement levées pour certaines catégories non encore réalisées. De son côté, Mark Carney, ayant remporté les dernières élections et formé un gouvernement issu du Parti libéral, a déclaré son intention de défendre fermement les intérêts du pays lors des futures négociations avec Trump. Lors de l’annonce, il a souligné que « le Canada a son indépendance et son identité, et nous la préserverons à tout prix. » Globalement, malgré toutes les manœuvres diplomatiques et les insinuations politiques, les deux pays continuent de respecter leur statut et leur partenariat historique. Il est également évident que des débats houleux subsistent quant aux orientations futures et aux scénarios possibles de coopération, avec une forte probabilité que la question de la souveraineté et de la sécurité reste une priorité dans leur agenda. Lire également : Comment les résultats de l’élection présidentielle et la politique de Trump ont influencé le paysage politique canadien.

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