L’ancien vice-directeur du Bureau du Président de l’Ukraine, Andriï Smirnov, soupçonné de légalisation de fonds d’origine illicite et de réception d’une grosse somme de pot-de-vin, a été libéré sous caution d’un montant de 18 millions de hryvnias
Cette décision est le résultat d'un processus long et tendu dans le cadre de l'enquête menée par NABU et des procédures judiciaires en cours, qui durent déjà plusieurs semaines. L'information sur la mise en liberté sous caution a été confirmée par la porte-parole de la Cour suprême anti-corruption, Ola Chemyres, qui a déclaré à "Ukrainska Pravda" que « l'ancien chef du Bureau du président a été libéré sous caution en totalité, conformément à la décision du juge d'instruction prise la veille ». Elle a ajouté que le montant de la caution avait été fixé en conformité avec la décision du juge d'instruction, adoptée après certains ajustements au préalable dispositif de prévention. Les modifications du dispositif de prévention ont été effectuées le 5 mai de cette année, lorsque la Cour suprême anti-corruption a partiellement répondu à la requête du détective de NABU concernant la modification de la mesure privative de liberté antérieure. Au début, le suspect était détenu sous caution, mais une décision du tribunal a été prise pour la remplacer par une détention provisoire avec possibilité de verser une caution. La décision de changer la mesure de prévention constitue une étape logique dans le cadre du processus engagé par les enquêteurs dans cette affaire de possibles abus et actes de corruption impliquant Andriï Smirnov, qui occupait auparavant des fonctions importantes au sein de la structure du Bureau du président. Après la décision de modifier la mesure de prévention et la mise en liberté sous caution de 18 millions de hryvnias, le suspect a pu éviter la détention, ce qui ouvre de nouvelles possibilités pour sa défense et le dépôt d’appels. Cependant, indépendamment de cela, l’affaire continue d’être intensément examinée dans le cadre des enquêtes anti-corruption et de la démantèlement de schémas de corruption dans les hautes sphères du pouvoir. Dans l’ensemble, la situation autour d’Andriï Smirnov et de son statut juridique reste l’une des plus médiatisées dans le domaine contemporain de la lutte anti-corruption en Ukraine. Son issue dépendra non seulement de l’avancée de l’enquête, mais aussi du signal que l’État envoie quant à la lutte contre la corruption aux plus hauts niveaux de l’administration. Au total, cette histoire met en évidence la complexité et la multiplicité des aspects du travail du NABU et du système judiciaire dans la lutte contre les infractions de corruption, tout en montrant que même des hautes personnalités ne sont pas à l'abri de poursuites pénales si leurs actions enfreignent la loi.