En résumé, au cœur de l’administration américaine, une nouvelle étoile s’est allumée, marquée par des décisions mystérieuses et, selon certains rapports, plutôt chaotiques, qui ont directement touché la question du soutien militaire à l’Ukraine

Selon l’agence de presse Reuters, le scénario qui s’est déroulé à la veille du début du second mandat de Donald Trump a été une sorte d’illustration des dissensions internes et de la désorganisation susceptibles d’avoir un impact significatif sur la politique militaire des États-Unis dans le contexte du conflit sur le territoire ukrainien. D’après les sources de Reuters et plusieurs experts indépendants, un ordre de suspension provisoire des livraisons d’aide militaire à l’Ukraine a été donné sans l’accord de la Maison-Blanche ni la consultation des responsables supérieurs de l’administration. Cet ordre provenait apparemment du bureau du secrétaire à la Défense, Pète Gesset, et a été transmis au Commandement du transport des États-Unis (TRANSCOM), responsable de la logistique et du transport des cargaisons militaires. Selon les rapports, environ une semaine après l’investiture de Trump et le début de son second mandat, des hauts responsables ont fait transporter 11 vols avec des obus d’artillerie, d’autres types d’armes et du matériel militaire vers l’Ukraine — mais ont ensuite reçu l’ordre de les arrêter de façon soudaine. Ce qui a précisément motivé cette décision reste encore largement inexpliqué. Selon des sources, des demandes sont alors parvenues de la part de responsables ukrainiens et européens, dès le 2 février, pour suspendre la livraison. Les vols ont été arrêtés vers le 5 février et n’ont repris qu’au cours de la première semaine de février, ce qui a provoqué un véritable chaos dans la logistique militaire et suscité des inquiétudes légitimes à Kiev et à Varsovie. Les sources de Reuters soulignent que cette initiative a probablement été autorisée par le bureau du secrétaire à la Défense, Pète Gesset. Toutefois, cela demeure non confirmé par la majorité des analystes, car aucune confirmation officielle n’a été fournie par les agences gouvernementales. Par ailleurs, selon ceux qui ont assisté à ces événements ou ont accès à des données confidentielles, l’ordre de suspension des vols a été donné dans le cadre d’une politique interne et constitue l’une des étapes d’un jeu politique plus vaste aux sommets du pouvoir. Selon ces sources, plusieurs hauts responsables, y compris ceux qui n’étaient pas directement impliqués dans la prise de décision concernant l’aide à l’Ukraine, ont été impliqués dans cette initiative. La suspension aurait été discutée au sein d’un cercle de conseillers et de consultants, dont beaucoup sont éloignés du système gouvernemental et s’opposent depuis longtemps à une aide militaire active à Kiev. Cependant, l’administration officielle nie toute direction spécifique ou leur conformité avec la politique officielle. Statistiquement, la suspension des vols a coûté au minimum 2,2 millions de dollars en dépenses logistiques pour TRANSCOM. Après une courte pause, le soutien a repris seulement le 4 février, mais à long terme, cette incohérence semble avoir été un des éléments témoignant des contradictions internes au sein de la Maison-Blanche et du ministère de la Défense. Il est également important de noter que la décision de suspendre les vols a été prise sans consultation avec les responsables opérationnels ou les agences compétentes. Leur réaction d’étonnement et d’incompréhension apparaît comme un symptôme d’un éclatement plus profond au sein des équipes responsables de la politique extérieure. De plus, ces ordres ont été annulés seulement quelques jours plus tard, le 4 mars, après le retour du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche pour discuter de la situation et des aides militaires transitoires. Une question logique se pose à propos du rôle de l’ancien président Donald Trump : ses proches et analystes, qui suivaient ce processus depuis longtemps, n’ont pas encore été en mesure de préciser s’il ou ses conseillers avaient directement influencé ces décisions. Certains émettent l’hypothèse que certains conseillers en sécurité auraient proposé une « pause logistique » pour faire pression ou revoir la politique de soutien à Kiev. Globalement, cette histoire a encore une fois montré à quel point la dynamique décisionnelle interne dans les plus hautes sphères du pouvoir américain peut être instable et imprévisible. En creusant dans l’enquête, des incohérences et des questions sur la véracité de certains faits ont été relevées. Notamment, il reste encore inconnu dans quelle mesure Gesset et son équipe avaient la vue d’ensemble sur la mise en œuvre de l’ordre, et s’ils comprenaient que leur initiative allait à l’encontre des orientations politiques officielles. En somme, cette situation souligne que dans le chaos des décisions politiques et militaires, un impact imprévisible peut survenir sur l’orientation stratégique, notamment celles affectant la sécurité internationale et la stabilité de l’Ukraine. Bien que le processus officiel ait été rapidement annulé et arrêté, des questions persistent : qui a pris ces décisions, comment elles ont été prises, et dans quelle mesure elles correspondent aux valeurs et objectifs des États-Unis concernant l’aide à Kiev et le soutien aux principes démocratiques dans la région.