En Allemagne, on se prépare pour la deuxième étape du processus électoral visant à l’élection du chancelier fédéral, prévue pour mardi 6 mai

Selon des médias allemands et des sources au sein du parlement, les parlementaires tenteront de franchir cette étape procédurale importante une deuxième fois en deux jours, car la première tentative du 6 mai s’est soldée par une surprise — malgré une majorité écrasante de voix, il n’a pas été possible de choisir la candidature de Friedrich Merz. Il y a quelques jours encore, dans la chambre haute du parlement allemand, on pensait que la question de l’élection d’un nouveau chancelier serait rapidement résolue. La coalition de l’Union chrétien-démocrate (CDU/CSU) et du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) avait assuré qu’un accord avait été conclu pour soutenir la candidature de Merz dès la première séance de vote. Cependant, de façon inattendue pour beaucoup, le mardi, la chambre basse — le Bundestag — n’a pas réussi à trancher sur la candidature et n’a pas approuvé Merz dès le premier tour, alors que cela semblait auparavant certain. Selon des sources parlementaires, la CDU/CSU commence déjà à se préparer à un rejet répété, et prévoit de tenter de nouveau d’élire Merz lors d’un deuxième tour dès mardi. Pour cela, il sera nécessaire d’accélérer la procédure, mais cette étape nécessite le soutien de deux tiers des députés — c’est-à-dire que pour réussir, il faut non seulement le vote de la coalition, mais aussi celui de certains groupes d’opposition, notamment « La Gauche » et « Alternative für Deutschland ». Une particularité de la situation est que, selon les accords préalables, au moins 328 députés issus de la CDU/CSU et du SPD ont convenu d’une coalition commune et du soutien à la candidature de Merz, qui doit obtenir au minimum 316 voix pour sa confirmation définitive. La réussite ou non de cette nouvelle tentative sera connue dans les heures à venir, car il est prévu que le vote au Bundestag reprenne à 15h mardi. Il convient de noter que tenter d’élire un chancelier à la deuxième tentative n’est pas une nouveauté dans le parlement allemand. C’est la troisième fois dans l’histoire de l’Allemagne moderne qu’un premier tour de vote ne donne pas de résultat. Une telle situation complique considérablement la formation du gouvernement, car l’absence de décision rapide peut prolonger la crise et augmenter les tensions politiques dans le pays. Si la première tentative d’élire Merz à la tête du gouvernement a échoué, il est indiqué dans les accords de coalition et les ententes politiques que le processus doit être terminé d’ici vendredi, c’est-à-dire avant la fin de la semaine. En conséquence, la tension monte parmi les députés et les analystes quant à la possibilité de trouver un compromis et de prendre une décision dans les plus brefs délais. En effet, le résultat de cette session déterminera la stabilité du gouvernement et la situation politique du pays, qui est restée assez instable ces derniers mois en raison des péripéties liées à la formation d’une nouvelle coalition. Les cercles parlementaires insistent également sur le fait que le processus peut durer — si nécessaire, le vote pourrait être reporté ou prolongé, mais l’essentiel est qu’une décision soit prise dans les plus brefs délais. Pour l’instant, la question de l’élection du chancelier reste en suspens — le temps presse, et les politiciens prennent leur décision quant aux prochaines étapes. Mais il semble que cette première tentative ne sera pas la dernière, et qu’un nouveau round dans cette bataille pour la tête du gouvernement fédéral s’ouvrira bientôt.