Viktor Orbán a réagi de manière ferme à la critique du chef de l’État ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui s’est exprimé concernant la politique de Budapest dans le contexte de l’état et des perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne

Chas Pravdy - 04 mai 2025 11:19

Dans sa déclaration publiée sur le réseau social X (ancien Twitter), le Premier ministre hongrois a souligné explicitement que les décisions concernant la coopération avec l’UE et le destin de l’européanisation de l’Ukraine ne sont pas prises à Kiev ou à Bruxelles, mais doivent prendre en compte la position de tout le peuple hongrois. Les événements se sont brusquement déroulés après que le 3 mai, le président ukrainien, dans un commentaire destiné aux journalistes ukrainiens, a accusé Orbán de « actions très dangereuses », notamment de bloquer le processus d’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne. Zelensky laissait entendre que la politique de la Hongrie, notamment son veto à l’encontre de l’adhésion des candidats ukrainiens à la Communauté Unie, serait motivée par des raisons politiques internes — apparemment, le Premier ministre hongrois cherche à utiliser cette situation pour renforcer sa position politique en Ukraine et face aux prochaines élections parlementaires de 2026. En réponse, Viktor Orbán a affirmé ouvertement qu’avant même le début des futures négociations et concernant l’attitude de la Hongrie vis-à-vis de l’entrée de l’Ukraine, il est important de comprendre que « ce que pense le peuple ukrainien ne décide pas le président à Kiev ou les bureaucrates à Bruxelles ». Il a souligné que la Hongrie prône le respect du principe de participation démocratique : « Sans la Hongrie, l’adhésion de l’Ukraine à l’UE ne sera pas réussie. Chaque citoyen hongrois a le droit d’exprimer son avis sur cette question. Que vous aimiez cela ou non — c’est ainsi que nous faisons ici ». Orbán a également insisté sur le fait que toutes les décisions seront prises en considérant les intérêts du peuple hongrois et sa position concernant les processus d’intégration. Il convient de rappeler que précédemment, le gouvernement ukrainien et la Commission européenne avaient des plans ambitieux pour accélérer le processus de négociation concernant l’adhésion de l’Ukraine à l’UE dès 2025. Cependant, ces plans sont mis à mal par le veto de Budapest, qui remet en question tout progrès dans ce domaine. Par ailleurs, la Hongrie a organisé un sondage consultatif auprès de ses citoyens pour connaître leur position sur une adhésion plus rapide de l’Ukraine à l’Union européenne. Viktor Orbán s’est déjà exprimé publiquement contre cette démarche, soulignant que chaque Hongrois a le droit d’exprimer son avis sur l’avenir des processus d’européanisation. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a également ajouté que l’Ukraine doit comprendre : « En traitant cette question, les dirigeants ukrainiens devront accepter que tous les Hongrois ont le droit de voix dans le processus de prise de décision concernant leur avenir ». En même temps, la situation autour du veto hongrois et les jeux politiques internes compliquent davantage le chemin de l’Ukraine vers l’intégration européenne, ce que certains experts considèrent comme une manifestation de divisions internes et de nouveaux défis géopolitiques dans la région.

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