Un nouveau chapitre s’ouvre dans les intrigues politiques de la Maison Blanche : un conflit dangereux dans le domaine de la politique étrangère, qui a émergé entre l’ancien conseiller du président Donald Trump, Mike Wolff, et son entourage concernant la position à adopter envers l’Iran

Chas Pravdy - 04 mai 2025 03:23

Selon un article de l’important journal américain The Washington Post, citant des sources anonymes au sein du cercle des hauts responsables, Trump lui-même était profondément insatisfait de la position de son ancien conseiller Mike Wolff, notamment sur la formulation de la politique concernant la question iranienne. Par ailleurs, il est souligné dans les publications que des divergences sérieuses sont apparues entre Wolff et lui, notamment sur les objectifs et les moyens de recourir à la force militaire contre Téhéran, ce qui allait à l’encontre de la rhétorique « ferme » de l’administration Trump en Arménie naftalénique. Des sources parmi les hauts responsables rapportent qu’à ses débuts dans l’équipe du président, Wolff montrait une certaine propension aux conflits avec d’autres hauts fonctionnaires, notamment sur les approches stratégiques envers l’Iran. Selon des interlocuteurs, il coordonnait activement ses actions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, en particulier avant ses rencontres avec Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Des informations indiquent que l’ancien conseiller était convaincu de la nécessité de renforcer la pression sur Téhéran et soutenait l’idée d’utiliser des moyens militaires pour atteindre les objectifs de la politique étrangère des États-Unis et de leurs alliés, notamment Israël. Cependant, cette position, probablement, ne convenait pas au président Trump. Selon des témoignages d’enquêteurs et d’analystes, la politique de confrontation autour des stratégies contre l’Iran est devenue l’une des raisons de son insatisfaction envers Wolff. Selon des sources, la tension est née d’une divergence de vues concernant l’éventualité de recourir à la force militaire, ce qui aurait pu fortement compromettre la cohérence des décisions en matière de politique extérieure de l’administration. Un épisode marquant de cette histoire a été le conflit autour de l’ajout de Wolff au messager privé Signal, dans le cadre duquel étaient discutés d’éventuelles frappes militaires contre le Yémen — un sujet qui a suscité un large débat public et a relancé les discussions sur la confidentialité et la collusion de l’administration. Après cela, des propositions pour le poste que occupait précédemment Michael Wolff ont commencé à apparaître dans les médias. Parmi les premiers candidats évoqués figuraient Steve Wittkoff, envoyé spécial de Trump, et Steven Miller, adjoint au chef de l’administration de la Maison Blanche. Un compromis dans la lutte politique interne a finalement été trouvé grâce à une proposition envoyée par le représentant américain auprès de l’ONU, que Wolff a reçue de la chef du personnel de la Maison Blanche, Susie Wiles. Après une courte réflexion, l’ancien conseiller, en raison de ses ambitions et de sa capacité à choisir sa position, aurait opté pour le poste de représentant des États-Unis auprès de l’ONU. D’autres options étaient également envisagées, notamment un poste diplomatique en Arabie Saoudite, mais la décision a été prise : Michael Wolff se concentrerait sur la scène internationale en occupant une mission diplomatique de haut niveau. Ainsi, le conflit autour de la politique envers l’Iran au sein de l’équipe de Trump est devenu l’un des signes de tensions internes susceptibles d’influencer la conduite extérieure des États-Unis et leurs relations régionales. Par ailleurs, cette histoire souligne à quel point les jeux politiques au plus haut niveau sont complexes et embrouillés, en particulier lorsque l’on traite de nœuds stratégiques et virtuels tels que l’Iran, Israël et l’Arabie saoudite.

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