Le candidat d’extrême droite Simion domine la course présidentielle en Roumanie : selon les premiers résultats des sondages à la sortie des urnes, il devance ses concurrents dans la bataille pour la présidence

Chas Pravdy - 04 mai 2025 21:19

Pendant longtemps, diverses forces ont dominé la scène politique du pays, mais actuellement, le nom de George Simion, leader du parti radical AUR, se trouve en tête, ayant obtenu lors du premier tour environ entre 30% et 33% des voix. Un tel résultat élevé a surpris de nombreux analystes et témoigne de la montée de l’humeur parmi une partie de l’électorat roumain, en quête de changements radicaux et frustré par les forces politiques traditionnelles. Selon des sources sur la chaîne de télévision roumaine Digi24, la lutte pour la deuxième place s’est révélée intense et étendue. La compétition oppose d’un côté le candidat supporté par la coalition politique comprenant le PSD, le PNL et l’UDMR, le ministre Antonescu, et de l’autre, le candidat indépendant Nikushor Dan. Les deux candidats ont un niveau de soutien presque égal – autour de 21% à 23%. Ces chiffres illustrent un scénario compliqué dans lequel l’un d’eux, probablement, obtiendra de manière indirecte le second ticket pour le deuxième tour, prévu le 18 mai. Le rival de Simion, que l’on décrit comme pro-russe et ayant une certaine critique de l’UE, n’a pas encore reçu de confirmation officielle, et les résultats du scrutin doivent encore être comptabilisés et publiés officiellement. Il est évident que cette étape est source de tensions et d’imprévus, puisque le favori, avec une image ultranationaliste, est déjà pratiquement assuré d’accéder au second tour. L’histoire derrière cette présidentielle est intéressante : le 4 mai dernier, un second tour a déjà eu lieu — car celui de novembre 2024 a été annulé en raison de soupçons concernant une ingérence extérieure. Selon les informations disponibles, des acteurs étrangers, notamment de Russie, ont tenté d’influencer le résultat en soutenant des ultranationalistes, dont Călin Georgescu. Malgré la non-reconnaissance de sa candidature, Georgescu a ensuite été écarté du processus, et sa participation à l’élection reste en question. Par ailleurs, George Simion a annoncé que sa possible victoire ouvrirait la voie à la formation de postes de direction pour Georgescu, qui est officiellement interdit de se présenter. Cette déclaration provocatrice souligne la tension et la scène politique qui s’intensifient, et pourrait mener à des changements inattendus à l’avenir. Ainsi, le futur second tour de l’élection présidentielle en Roumanie promet d’être tendu et décisif pour la direction future du pays. Les résultats qui seront annoncés avant le 18 mai seront un indicateur important des tendances socio-politiques et des équilibres géopolitiques dans la région de l’Europe centrale et orientale.

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