La Russie considère la sécurité des participants au défilé de Moscou comme une affaire intérieure – Fitzo

Chas Pravdy - 04 mai 2025 12:24

Dans le cadre de discussions diplomatiques actives concernant les événements futurs à Moscou, le Premier ministre slovak Robert Fico a exprimé sa position ferme sur la sécurité des participants au traditionnel défilé militaire qui aura lieu le 9 mai. Lors d’une conférence de presse, il a souligné que la question de garantir la sécurité des délégations venues de différents pays relève exclusivement de la Russie, appelant à ne pas se laisser manipuler politiquement dans ce domaine. Plus précisément, Fico a réagi durement aux propos du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait précédemment déclaré que l’Ukraine n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des politiciens étrangers lors des célébrations à Moscou, compte tenu de la situation sécuritaire difficile en Russie. Le Premier ministre slovak a insisté sur le fait que les déclarations de Zelensky peuvent mettre en danger la vie et la santé de diplomates et de hauts responsables des pays faisant partie de coalitions internationales, et il considère de telles affirmations comme inacceptables. « Je rejette complètement toute menace concernant la sécurité de la part de dirigeants politiques, car il ne s’agit pas simplement d’une question diplomatique, mais d’une question cruciale de sécurité internationale. La sécurité des participants est une affaire intérieure de la Russie, et ce pays doit garantir lui-même des conditions appropriées pour la tenue d’évènements de cette envergure. Cependant, si l’un de mes collègues laisse entendre une possible menace ou recourt à des provocations, cela ne contribue pas à l’apaisement et peut entraîner des conséquences négatives », a déclaré Fico. Il a de nouveau souligné qu’il est important, lors des discussions sur la célébration de la victoire sur le fascisme en 1945, de ne pas oublier le rôle historique de l’Ukraine dans la Seconde Guerre mondiale. Selon le Premier ministre slovak, il ne faut pas réduire les futurs événements commémoratifs à des conflits politiques ou idéologiques du passé, car aujourd’hui, il est crucial de montrer l’unité dans la lutte contre l’agression moderne. « Il m’a semblé extrêmement désolant de voir que beaucoup de politiciens, en particulier Zelensky, commencent à confondre le passé historique avec le présent. L’Ukraine a subi d’énormes pertes entre 1941 et 1945 dans sa lutte contre le fascisme. C’est pourquoi il est aujourd’hui important de rendre hommage aux mythes historiques et non de se laisser provoquer, au risque de ternir la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté », a-t-il ajouté. En évoquant les risques et les difficultés, Fico a souligné qu’il soutient une attitude respectueuse envers l’histoire et insiste sur la nécessité d’éviter les conflits autour des dates importantes. Selon lui, une solidarité symbolique avec les victimes de la guerre doit se manifester par le respect et la mémoire, et non par des provocations politiques ou des déclarations précipitées. Dans ce contexte de tension diplomatique, le 3 mai, le président Zelensky a officiellement déclaré que l’Ukraine ne sera pas responsable de la sécurité des délégations étrangères et des invités souhaitant assister aux célébrations du 9 mai à Moscou. Selon ses mots, la Russie pourrait à tout moment commettre des actes provocateurs, rendant la responsabilité de leur sécurité inextricable pour les autorités ukrainiennes. Ce contexte diplomatique est renforcé par les déclarations de responsables européens. Par exemple, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Kadri Simson, a appelé en avril les dirigeants européens à s’abstenir cette année de participer aux célébrations militaires à Moscou. Elle a souligné que manifester sa solidarité avec l’Ukraine est parfois plus important que de participer formellement aux défilés ou événements solennels, qui peuvent servir d’outil de propagande pour le Kremlin. Dans l’ensemble, la situation autour du 9 mai à Moscou devient non seulement un sujet de débats diplomatiques, mais aussi un champ symbolique de lutte pour la vérité historique et une position politique dans le contexte de la guerre actuelle. D’après la communauté internationale, il est clair que les questions de sécurité et de mémoire historique restent au premier plan des discussions politiques, nécessitant prudence et responsabilité de la part de toutes les parties.

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