Medvedev et Zakharova ont menacé Zelensky : « Le 10 mai à Kiev pourrait ne jamais arriver »

Chas Pravdy - 03 mai 2025 15:25

Au cœur de la tension croissante autour des événements futurs à Kiev et Moscou, l’ancien Premier ministre russe et actuel vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, ainsi que la porte-parole officielle du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, ont répondu de manière cynique et ouverte au président ukrainien Volodymyr Zelensky, en affirmant que la date du 9 mai – la Journée de la Victoire – pourrait être la dernière pour Kiev cette année. Leurs déclarations ont été diffusées sur la plateforme sociale Telegram et visent à souligner les potentielles conséquences du refus de la partie ukrainienne d’accepter le cessez-le-feu de trois jours annoncé par la Russie. Le vice-président du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev, commentant le refus de Zelensky de garantir la sécurité des invités de Moscou le 9 mai, n’a pas caché son indignation. Selon lui, les paroles du leader ukrainien ressemblent à une provocation susceptible de déstabiliser la situation. Interprétant son message officiel, il est indiqué que le président ukrainien ne serait pas en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens et des invités à Kiev. « Et qui cherche ses garanties ? C’est simplement une provocation verbale. Rien de plus. Medvedev comprend parfaitement : en cas de véritable provocation lors du Jour de la Victoire, personne ne garantit que Kiev n’aura pas le même sort que lors des années précédentes », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Maria Zakharova a formulé une déclaration encore plus acerbe, accusant Zelensky de trahir ses propres vétérans. Dans son post, elle a souligné que le président ukrainien « a touché le fond », en menaçant de danger physique non seulement les politiciens et représentants du pouvoir, mais aussi les vétérans, qui doivent assister à des défilés et cérémonies ce jour férié. Selon elle, de telles déclarations sont particulièrement cyniques et injustes. « Ses mots selon lesquels il « ne garantit pas la sécurité le 9 mai sur le territoire de la Russie » représentent une menace réelle et manifeste. C’est un défi direct et une manifestation de mépris envers les vétérans et tous ceux qui valorisent la mémoire de la victoire », a souligné Zakharova. Ces déclarations interviennent alors que le président Volodymyr Zelensky n’a pas soutenu l’idée de son homologue russe Vladimir Poutine concernant un cessez-le-feu de trois jours en ce jour symbolique pour la Russie. L’Ukraine a clairement exprimé sa position en affirmant qu’elle ne suspendrait pas ses opérations, tandis qu’à Moscou, on tente de préserver une atmosphère d’« unité » à l’approche du 9 mai, en insistant sur l’importance de la célébration et de la démonstration de force. Les menaces et provocations des responsables russes indiquent que la situation pourrait rapidement s’aggraver, et que la date du 10 mai pourrait très bien devenir celle de nouvelles crises pour l’Ukraine — ou, au contraire, une journée marquante de tension prolongée entre les deux pays. Cependant, pour l’instant, les responsables des deux côtés gardent le silence concernant leurs plans futurs, laissant place à de nombreux scénarios, tout en soulignant les risques potentiels qui peuvent se cacher dans la zone grise entre la diplomatie et une possible escalade. Ainsi, dans ce jeu périlleux entre la Russie et l’Ukraine, chaque pas se trouve à la frontière du risque et de la provocation. Tandis que Moscou menace d’éventuelles conséquences pour les habitants de Kiev, et que Kiev refuse de céder au chantage, la communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution des événements qui pourraient changer le cours de l’histoire. L’histoire, semble-t-il, ne pardonne pas les provocations — et ne cesse de rappeler le prix payé pour l’indépendance et la liberté du peuple ukrainien.

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